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paroles:zabriskiepoint

Paroles

Zabriskie Point

Chanteur engagé

Avant j'étais un intellectuel de gauche J'étais de toutes les orgies, de toute les débauches Un jour j'ai eu l'idée d'en faire une chanson Le succès m'a ouvert les yeux sur ma vocation.

Maintenant j'en vis J'suis pas peu content J'suis reconverti dans l'chant

(j'ai rien tenté mais) j'suis devenu chanteur engagé j'ai qu'un moteur l'intégralité d'mon coeur j'cultive mes douleurs c'est mon carburateur.

J'colle plus d'affiches, ça c'est juste pour les poires d'ailleurs pour tous ces trucs j'me suis jamais couché très tard J'montrais déjà des dons pour c'qui m'fait manger depuis J'étais déjà en puissance c'qui fais ma gloire aujourd'hui

Au colloque d'éthique moi rimeur hors pair. J' harangais l'public en vers.

Un jour les clameurs se seront tues. Je reviendrais à mes premières amours. J'me trouverai un parti de vendus qui racolent parmi les troubadours. Tout compte fait, j'risque de devenir écologiste.

J'trouve l'inspiration en fouillant dans tout c'qu'est noir. Tu m'as donné un fléau et j'en ai fait un standard. Invente une M.S.T., j'te fait une ballade. Va purifier l'ethnie, j'te chante mes nuits à Belgrade.

J'voudrais qu'prenne fin tout ce qui m'inspire mais alors plus b'soin d'ma lyre.

(Il m'vient des doutes mais) j'suis encore un chanteur engagé.

L'affaire est dans le sac

Personne te fera admettre que la vie c'est moche. T'as des projets plein la tête mais rien dans les poches. Alors tu voudrais bien t'forger un p'tit pécule. Qu'est-ce que t'y peux si la société au vice t'accules.

Tu cherches ta proie dans les rues d'la cité. L'or suinte des murs loin des beaux quartiers. Alors lance-toi. Attaque la vieille, détrousse la! J'veux l'entendre crier non!

Mais va pas parler de mauvaises conscience. Agis décontracté et en toute licence. ça fait des années qu'eux font le mal sans verser d'sang. Qu'ils s'arrogent la capital, subrepticement. Et toutes ces vieilles remplies jusqu'aux as. Qui jamais ne dépensent, qui toujours amassent. Alors lance-toi. Attaque la vieille, détrousse la! J'veux l'entendre crier non!

Et puis fais attention d'agir avec doigté. Sinon l'équation s'en trouve faussée. Modère tes élans hémoglobiniques. Sinon d'un geste élégant tu feras un crime sadique. Repère la plus sénile, la plus vulnérable. Approche en ayant l'air des plus respectables. Alors lance-toi. Attaque la vieille, détrousse la! J'veux l'entendre crier non!

Ta révolte absolue

Celle de croco de leur sac ça t'a pas suffi. Il t'fallait la peau des vieilles aussi. Ironique, tu laisse baigner dans leur sang tous ces billets dont t'avais besoin soi-disant.

Pour toi plus de limite stable entre l'utile et l'agréable. Trépasse la vieille, trépasse!

Maintenant te voilà rassasié. Ta migraine s'est un peu calmée. Tu t'jures de plus recommencer. Mais le lendemain au réveil t'es déjà remonté. Et maintenant c'est le monde entier qu'il te faut. Grand nettoyage, année zéro. Bombe personnalisée pour chaque salaud. Et c'est jamais la bombe de trop.

Faudrait faire la part des choses entre la lutte et ta névrose. Trépasse le monde, trépasse.

Maintenant te voilà tout repu Comme après l'orgasme, déçu. Tu m'jures en crachant que je t'y reprendrais plus. Mais il y a toujours une cause perdue. Et tu repars trafiquer au coin des rues. Oh tu repars tout imbu de ta révolte absolue.

Happy end

500 millions d'sacs volés. 500 millions d'bombes. Rassasié t'as décidé d'aller t'creuser une tombe au cœur du mal, dans la capitale au cœur de la capitale.

R'trouver la paix qu't'as plus jamais goûté depuis le temps où tu chantais dans la cour de récré lalalalala en rêvant d'happy end.

Finir ta vie où elle a commencé parait qu'il y a à Neuilly une jolie cour de récré pleine de p'tits enfants futurs étudiants déjà polis, déjà charmants.

Leur paradis perdu ton paradis retrouvé et les voisins tout émus de n'plus entendre chanter lalalalala Plus d'happy end.

Fantôme

J'errais tel un fantôme ambulant dans vos rues Retour dans les beaux quartiers bourgeois Et si ce n'est moi c'est donc mon frère qui l'a voulu Du coup le coup tout d'un coup est parti comme ça.

Excusez-moi, vraiment ça n'se reproduira plus (au moins jusqu'à la prochaine fois…)

Quant à vous dire pourquoi le chargeur s'est vidé c'est à Dieu qu'faut l'demander et pas à moi Passe encore me dite vous la femme du bijoutier mais ses enfants vraiment ne méritaient pas ça Oh quand même j'dois vous dire j'suis un peut satisfait… J'aurais vraiment voulu j'aurais pas mieux fait. Assurément je me suis p'têt un peu énervé C'est qu'en ce moment je ne dors plus Tant d'gens honnêtes en si peu d'mètres carrés ça m'a comme qui dirait un peu ému.

Excusez-moi, vraiment ça n'se reproduira plus (au moins jusqu'à la prochaine fois…)

J'errais tel un fantôme ambulant dans vos rues pas très crédible un peu fluet de moi on disait que je n'sévirais plus mais les fantômes ne meurent jamais tu sais…

Politika 93

Attention tous à vos postes les gars c'est l'heure de la grande messe du 20 h. 10 millions d'communiants aux abois prêts à recevoir l'onction du présentateur.

Aujourd'hui la citoyenneté se mesure au nombre de chaînes captées et la responsabilité à l'émotion ressentie devant PPD.

Alors on prend des poses de circonstance on dit tout haut sa honte du privilège d'habiter en France et tout les cœurs s'endimanchent ah! la bonne blague.

Attention émoi provincial la ville a rendez-vous avec l'Histoire premières pages dans la presse locale Sting va parler à la Beaujoire.

Aujourd'hui les leaders politiques ont du poil au torse et des futs en cuir. Discours et promesses en musiques devant des fans résolus à s'investir.

Et bercés par des harmoniques intemporelles on ferme les yeux en f'sant des vœux de paix universelle et les briquets s'illuminent ah! les bonnes âmes et tous les cœurs s'endimanchent.

Partout on prend des poses de circonstances on s'dit qu'on est pas les plus malheureux et qu'c'est une chance. Partout les cœurs s'endimanchent même le mardi, même le jeudi. Dans nos cœurs c'est tous les jours la fête de la bonne conscience. Partout les cœurs s'endimanchent ah! la bonne blague.

Attention René va parler. Silence tendu autour de la table il dit qu'le tiers monde est affamé et qu'c'est tout à fait inacceptable.

Aujourd'hui les débats s'immiscent entre la poire et le fromage. Père contre fils, cadet contre aîné on n'a jamais qu'l'opinion de son âge. Mais tous les digestifs ont tôt fait de ramener tout ce beau monde à la somnolente solidarité. et tous les cœurs s'endimanchent ah! la bonne blague.

Juke-box

Tu peux être fier de moi. Ouais content de moi. Désormais je parle comme toi j'ai bien appris, tu vois j'ai bien compris, tu vois. Choisis ta piste et écoute moi.

La démocratie bourgeoise, c'est un fait. Et le moins pire des régimes. On a bien vu ce qu'on donné. Les tentatives de l'enrayer. Dans l'existence y a pas de blanc. Y a pas de noir y a que du gris. Avec l'automne qu'on a eu. L'hiver sera sec.

DECOLONISEZ-MOI.

Lobotomisé, prêt à tout réciter. Juke-box de l'idéologie. Occidentalisé, libéralisé. Juke-box de l'ignominie. La construction européenne est une nécessité. Au cinéma tout ce qu'on aime. C'est de pouvoir s'évader. La vérité sort de la bouche des enfants et des chiens. S'ils avaient la parole n'en penseraient pas moins.

DECOLONISEZ-MOI.

Ex rebelle silencieux. Devenu baveux. Juke-box insipide et creux. C'était il y a dix ans mon amour. Et on dansait autour du Juke-box. Du fond de la cour.

DECOLONISEZ MOI.

Incompatibilité d'humeur

Parfois j'me dis que j'aurais mieux fait de naître 100 ans plus tôt. Parfois j'me dit que j'aurais mieux fait d'me réincarner en vélo.

C'est l'ère de l'éclate à tout crin. C'est à qui s'couchera le plus tard. A qui sera le plus fait-tard. Mais moi d'vos fêtes je n'en veux point ça, non point!

Entre la société de consommation et moi le divorce est consommé. Y a comme qui dirait inadéquation entre leur bol et ma tasse de thé.

Y a comme une incompatibilité d'humeur une absence d'affinité d'humour une absence d'affinité tout court.

C'est l'ère du caritatif. C'est bien d'laisser les miettes de ses p'tits beurres aux restos du cœur.

Cependant qu'moi j'me gèle dans les manifs en m'disant que le long terme c'est p'têt un leurre une illusion d'bonheur.

Parfois j'me dis que j'aurais mieux fait de naître 100 ans plus tard. Parfois j'me dis que j'aurais mieux fait d'me réincarner en side-car.

C'est l'ère de l'écologie nouvelle mythologie. On prend le vert pour freiner la déchéance voiler la décadence. Mais moi j'suis pas encore assez aigri j'ai pas encore perdu toute confiance en ma ligne de chance.

Chanson populiste

L'histoire attend leur mort pour avancer. Leur plants gênent ceux de l'avant garde éclairée. S'ils reculent quand on avance. Comment veux tu faire sinon les enculer.

Comment allez-vous gens de la ville? Ceux qui vont mourir vous saluent bien.

Toujours travailler la terre toujours trimer. Toujours trimer jamais se faire de blé. La jachère ou labourer. C'est à les quotas de tout décider.

Faudra t-y qu'ils apprennent. A planter leurs choux à Bruxelles. Aux pieds de ces messieurs de la communauté.

COMBIEN DE PREFECTURE FAUDRA-T'IL BRULER?

C'est juste une chanson populiste. Juste un peu de démagogie C'est juste pour vendre un peu plus de disques Dans les petits villages du Berry.

Fonctionnaire

J'travaille à la Bibliothèque Municipale 1° étage, 4° salle. Avec la crise et tout j'm'en sors pas si mal. C'est écrit dans le journal. Mes nuits mes jours j'vois défiler tout ces bouquins qu'j'lirais jamais.

J'suis qu'un fonctionnaire un peu frustre et un peu pervers. Un fonctionnaire un peu rustre et solitaire.

J'ai pas fais l'armée, j'ai été réformé. J'valais rien question d'virilité. C'est dommage à y repenser moi j'aurais préféré Aller voir ailleurs si j'y étais. Me faire des potes dans les chambrés chausser les bottes et exister.

Mais j'suis qu'un fonctionnaire un peu frustre et un peu pervers. Un fonctionnaire un peu rustre et solitaire.

Pas la gueule qui faut, pas né pour être beau. J'fais des clins d'œil dans le vide aux nanas du boulot. J'aimais bien Dorothée, j'vais l'aborder “Qu'est-ce que tu dirais d'un p'tit ciné?” “J'ai pas l'habitude de sortir tu vois avec un vulgaire salarié de l'état comme toi” “Avec un fonctionnaire!”

Autour de moi j'entends bien souffler le mépris. Moi Jean qui pleure les libéraux qui rient. C'est vrai que pas d'horaires, toujours un truc à faire. Un rendez-vous pressé pour une affaire.

Et j'les envie mais sans en avoir l'air. J'me dis qu'à leur manière ce sont des fonctionnaires tous des fonctionnaires comme vous.

Je suis une machine

Oh non ne me demande pas, aimée pourquoi je viens de te quitter ou alors il faudrait aussi me demander pourquoi je suis resté toutes ces années dans les deux cas je n'ai pas vraiment pensé je n'savais pas moi-même car je suis une machine. Oh non ne me demande pas encore à quoi je pense quand je fais des grimaces tu d'vrais savoir qu'il n'y a pas âme qui vive en mon corps il n'y a que des fils électriques à la place qui ne pensent à rien, à rien qui s'tient et qui m'aliènent moi-même je suis une machine. Oh non ne me demande pas enfin pourquoi j'ai dit ci pourquoi ça que je rêvais ou que j'étais en train ou que je venais de renverser l'état c'est des mots qui m'prennent, des sons qui m'viennent que je n'comprends pas moi-même mais qui ont l'étrangeté salutaire des machines. Dobidoubidou ouapouapouap congélateur intime et petite frappe si mes derniers jours m'étaient contés je louvoyais jadis l'infini quarté be-bop à bosses habile négoce sempiternelle éclipse je suis une machine j'ai la force des machines.

1997

Déjà il n'y a plus de feuilles dans les arbres il n'y a plus d'arbres non-plus l'ère de l'air est révolu. Et déjà au bout des fleuves il n'y a plus de mer il n'y a plus de fleuves non plus l'air de la mer ne guérit plus. Et déjà il n'y a plus d'ici ou d'ailleurs tout est ici tout est ailleurs à Pékin on boit du Coca. Et c'est toujours le jour, à la place du soleil on a installé un néon de supermarché.

C'est fini, tout est fini mais c'est très bien comme ça.

Et déjà nous n'savons plus ce que veut dire suer sans cesse portés que nous sommes par des océans d'escalators. Et bientôt nous n'saurons plus avoir froid aux pieds ni comme c'était bon de se sentir chier. Et déjà dans les cafés y'a plus d'alcooliques on a disposé des télés pour des bitures cathodiques. Et déjà nous n'parlons plus, nos voix se sont tues dans le grand silence de la Communication. Et déjà il n'y a plus personne, ni dans les trains ni dans les rues dans les trains dans les rues y'a juste des téléphones qui sonnent oh non plus person, juste un téléphon qui son et un Gaston qui répond pour que le monde tourne rond. C'est fini, tout est fini mais c'est très bien comme ça. Car déjà je me prépare à l'inventer de l'après je viens peut-être un peu tard mais je suis un tard venu gai.

C'est fini maintenant tu peux sécher tes larmes maintenant ça va aller maintenant maintenant tout peut recommencer

Assez pleuré, assez gémi assez de mouchoirs salis j'ai trop perdu de temps à penser au temps perdu et il m'en reste encore un peu pour inventer un troisième temps.

L'homme est mort? Nous le réinventerons la mer est morte? Nous baignerons dans l'huile le mur est tombé? Nous le reconstruirons il n'y a plus d'air? Nous respirerons autrement et surtout nous n'oublierons pas de nous souvenir

nous serons des machines et nous serons le blé nous seront le pot de fer et le pot de terre nous serons le fer et la terre nous serons des hommes nouveaux.

Champion du monde

J'ai tous les défauts du monde je cultive toutes les tares du monde mais je sais que pour c'qui est d'être moi pour et par moi je passe dans les médias. J'ai tous les défauts du monde à peine plus sain qu'un micro-ondes mais je sais que pour c'qui est d'être là où on n'm'attends pas je ferais n'importe quoi pour être champion du monde champion du monde de moi.

On écoute du rap en banlieue et Trenet dans les maisons d'vieux les fachos ont les cheveux courts les anti-fafs croient en l'amour les teen-agers aiment Bruce Willis et les médecins jouent au tennis c'est l'échiquier de la culture.

Mais moi un jour j'suis musulman le lendemain j'fait du vélo j'me brosse les pieds avec les dents et je mets l'igloo dans l'esquimau feintes de corps et contre-pieds je suis le champion de l'inculture.

J'ai tous les défauts du monde j'ai fait le méchant dans un James Bond mais je sais que pour c'qui est d'être là où on n'm'attends pas je ferais n'importe quoi.

J'ai tous les défauts du monde et j'ai la connerie féconde mais je sais pour c'qui est d'être moi pour et par moi je passe dans les médias pour champion du monde champion du monde de moi.

Les homos s'homogénisent comme les boulangers boulangent les militaires s'uniformisent et les catholiques font les anges tout bien nommés tout bien encasés sur l'échiquier de la culture.

Mais moi un jour j'suis pédé le lendemain j'épouse ma sœur j'écoute Maurice Chevalier avec des poses de punk rockeur j'fais des p'tit rat à l'apéro et j'fais des rots à l'opéra je suis le champion du monde de l'inculture.

Marre d'évoluer en solo, je changerais bien pour un sport co' rejoignez moi et soyez vous, je serais moi nous formerons l'équipe des champions du monde de l'inculture.

1977

Tu peux raper si tu veux techno-trasher si tu veux tu peux sauter dans tous les trains en marche que tu veux.

Tu peux t'percer où tu veux te colorer les cheveux tu peux même si tu veux te percer les cheveux.

Mais rappelle toi que l'air du temps ne dure que le temps de prendre quelques airs à la mode de chez nous à la mode de partout l'air du temps c'est juste savoir prendre quelques airs à la mode de partout.

Tu peux drag-queen si tu veux gay-prider si tu veux manifester ta pride d'être gay partout où tu veux.

Tu peux surfer si tu veux et sur le Net c'est encore mieux te connecter avec un moine tibétain si tu veux.

Mais rappelle toi que l'air du temps ne dure que le temps de prendre quelques airs à la mode de chez nous à la mode de partout l'air du temps c'est juste savoir prendre quelques airs à la mode de partout.

Moi j'ai 20 ans et toutes mes dents aujourd'hui encore je vois que tant de groupes s'abreuvent de mon inspiration d'antan on ma pardonnera si j'y vois une preuve Sinon je veux bien raver avec toi Sinon je veux bien céder au n'importe quoi.

No futur

Souviens-toi le progrès comme on en parlait souviens-toi qu'on en rêvait souviens-toi la bombe devait nous dissuader souviens-toi le télé devait nous faire communiquer que grâce à l'avion nous devions nous élever que tout ça nous rendrait moins cons pour l'éternité.

Mais le progrès ne cesse de régresser et plus ça va plus ça va pas et on s'enfonce c'est toujours la même chose avec le nouveau et plus ça va et plus on fonce et on s'enfonce.

Et quand d'nouveau s'invente une invention il font semblant de demander “êtes-vous prêts?” et nous tout d'suite comme des cons avant même qu'ils aient demandé: “OK!”

Te souviendras-tu qu'en 97 tous les chemins menaient déjà au CD-ROM et au net tu traitais les réticents comme moi de frigides obsolètes t'en souviendras-tu quand nous serons tous analphabètes?

Mais le progrès ne cesse de régresser et plus ça va plus ça va pas et on s'enfonce c'est toujours la même chose avec le nouveau.

“Regarde un peu cet invention ça rote et ça fait des bulles en vrai” “Oh si c'est vrai qu'ça rote en vrai alors moi je dis ok!”

Et je crois qu'à présent nous pouvons nous passer du futur.

Dans la ville

Lorsque je l'ai vu pour la première fois si je me souviens bien elle ne trempait pas dans son sang et aucun couteau ne lui avait encore transpercé le foie elle était la beauté absolue et moi j'étais seul dans la ville.

De temps en temps nos regards se croisaient de sa fenêtre à la mienne elle me souriait gentiment mais à distance mais gentiment mais à distance en bonne fille de bourgeois, fascinante et moi j'étais seul dans la ville.

Mais dans la ville au soir on se raconte des histoires en esprit on réunit ce que le jour sépare on s'dit que les incompatibilités sociales ça n'existe pas j'ai rompu la distance et demandé en transe si je pouvais goûter à son absolue beauté elle n'a même pas répondu comme si c'était tout vu comme si c'était incongru que ça n'se discutait même plus elle en a même souri, gentiment mais à distance mais gentiment…

Voilà commissaire où j'en suis pour ma part mais pour ce qui vous intéresse c'est un autre que moi qu'il faudrait voir le soir du crime je n'ai fait que pas dormir dans le noir et rêver à l'absolue beauté enfin je l'embrassais enfin je l'étreignais et plus je l'embrassais et plus elle saignait et plus je l'étreignais et plus elle saignait mais au moins elle cessait de sourire mais gentiment mais à distance je me suis réveillé enfin apaisé et toujours seul dans la ville.

Deuxième degré zéro

Je suis l'enfant de la société de deuxième degré j'ai du être conçu dans une étreinte décontractée je suis l'enfant de la société du deuxième degré Il y a des choses que je déteste puis que j'adore 20 ans après c'est qu'entre temps tant de degrés se sont accumulés hier au soir à 22 heures en écoutant Village People je suis devenu communiste c'est tellement marrant au deuxième degré, degré zéro, zéro pointé.

J'ai rencontré ma femme (et là c'est sérieux) je me suis marié j'ai rencontré l'argent (et là c'est sérieux) j'ai rentabilisé mais pour le reste tout le reste vous pouvez me faire dire tout ce que vous voulez je peux être de gauche de droite en haut en bas au milieu à la fin tout est neutralisé par le deuxième degré…

C'est moi la société du deuxième degré les joues fardées je cultive le trouble de qui l'on ne peut pas situer je me répands en parodies dans le tout kitsch télévisé je suis le beau le laid le gros le mince le bon la brute le truand qu'importe puisqu'à la fin tout est noyé dans le deuxième degré.

Elle me fait bien rigoler leur révolution des affamés ce piège vulgaire et grossier ce piège au premier degré je n'ai pas fini d'en rigoler.

==== Le chant de l'issue (chanson au premier degré) ====

Quand tu n'as plus ni pain ni soupe pour t'en tirer il te faut quoi? C'est l'état qu'il te faut le renverser de bas en haut jusqu'à ce que tu aies ta soupe tu pourras alors t'inviter chez toi.

Quand l'chômage est seul patron il faut t'en tirer avec quoi? C'est l'état qu'il te faut le renverser de bas en haut jusqu'à devenir ton patron tu auras alors du travail pour toi.

Quand on rit de votre faiblesse que vous faut-il pour que tout cesse il faut que vous vous unissiez que tous les pauvres soient une armée en marche et vous voici une grande force dont plus personne ne rit.

On s'ennuie

Je regarde les gens qui regardent passer les trains et je regarde les trains qui regardent passer les vaches et les vaches regardent le ciel et dans le ciel il n'y a rien pas de dieu mais son absence qui dessine le visage de l'ennui. Qui me dira combien de nos ennuis sont dus à l'ennui. Et je pense à la violence du voisin aigri et à la bassesse immense des dimanches après-midi on dit que c'est de l'ignorance ou de la connerie mais au fond tout au fond du tréfonds de moi je vous dis que c'est de l'ennui. On dira c'qu'on voudra de nos grands soirs de nos révolutions de jeunes vieillards mais moi je crois du moins j'veux croire qu'au moins à c'moment là il y a quelqu'espoir pour qu'il y ait moins d'ennui et plus de vie. Et moi qui les regarde justement le ne fais rien je relis télé 7 jours mais ça me lasse à la fin et je me cure le nez et c'est une crotte de nez pour rien rien à faire : j'ai rien à faire…c'est décidé dès demain j'écris une chanson sur l'ennui.

Sous mon arbre

Non non, non je n'irais pas non je n'convergerai pas non nous n'avons pas exactement les mêmes critères.

Contre l'Euro je joue le pet je joue la guerre contre cette paix contre cette universalité là je me sens d'humeur locale et je siffle sous mon arbre.

et l'Italie et la France et le Poitou et Adidas se positionnent pour qu'on échange selon Maatrique et de position en position c'est l'invention de l'échangisme économique.

Contre l'Euro je joue le pet je joue la guerre contre cette paix contre cette modernité là je me sens soudain réactionnaire

et je siffle sous mon arbre en regardant la pluie et j'écoute en mon arbre la sève qui crie.

==== Si c'est un homme ====

J'te connais pas mais j'te connais comme si je t'avais fait (du mal). J't'ai jamais parlé jamais abordé mais je vois bien que tu as tout pour me déplaire.

C'est quand même triste on aurait pu penser que deux humains un peu adultes pourraient communiquer. C'est quand même triste mais il faut croire que je suis trop jeune pour signer un pacte de stabilité.

Je n'en reviens pas à quel point dès l'prime abord tu ne me reviens pas alors ne m'approche pas et ne dis rien quoi que tu dises je vais trouver ça bête alors ne m'approche pas et surtout ne dis rien quoi que tu dises je vais trouver ça bête C'est quand même triste quand on pense qu'en étant un peu humain j'pourrais apprendre à t'accepter c'est quand même triste mais il faut croire qu'en moi a disparu tout sentiment d'humanité.

Si c'est un truc comme toi qu'on appelle un homme moi j'veux bien être un chien ou qu'on m'appelle un veau.

C'est quand même triste quand on pense qu'en étant un peu humain j'pourrais apprendre à t'accepter c'est quand même triste mais il faut croire qu'en moi a disparu tout sentiment d'humanité. C'est quand même triste on aurait pu penser que deux humains un peu adultes pourraient communiquer. c'est quand même triste et on peut tout penser mais à tout prendre moi j'dirais que j'taimerais mieux mort.

Happy pop

C'est la grande journée c'est soleil en janvier. Père Iggy est venu sous ses plaies tout nu.

Strummer échange ses textes avec Marx et Deleuze Trosky s'écroule d'ivresse sous un fût de gueuze.

Y'a les Yalat' et les PK Y'a même le Jacques et Heyoka ils sont tous venus s'ils sont tous pas las pas d'futur mais la foi.

Oh comme il est bon de se retrouver tous ensemble ici oh comme il est bon de se retrouver entre amis pour danser une happy pop.

Dans le foot de fin d'journée c'est les Pistols qu'ont gagné mais au stand barricades on a vu briller les Zab' et puis y'a plein de filles même qu'on dirait des fleurs de la confiture qui brille donnée aux punk rockeurs. Moreau échange une dialectique avec un vinyle en acrylique on s'arrache la dernière compil' Dites-le avec du style.

Oh comme il est bon de se retrouver tous ensemble ici oh comme il est bon de se retrouver entre amis pour danser une happy pop.

Punk

Y'avait un temps j'étais étudiant J'étais poli j'étais charmant J'étais étudiant en littérature J'avais du jugement et des idées sûres Aujourd'hui j'suis Punk c'est plus marrant

Y'avait un temps j'étais décadent Mais j'avais du coeur et d'grands sentiments C'était un temps j'portais la cravate J'étais tolérant et populocrate Aujourd'hui j'suis Punk c'est plus marrant

C'est pas compliqué 'suffit d'un peu d'imagination C'est pas compliqué 'suffit d'être sûr de ses raisons Dépasser le stade anarchico-psychédélique Savourer l'plaisir du politique

Y'avait un temps j'étais étudiant J'avais d'beaux yeux et pas de poil aux dents J'écoutais les Doors en lisant Cloran J'trouvais les Pistols un peu bruyants Aujourd'hui j'suis Punk…

Y'avait un temps j'tais bon enfant Mais j'avais des haines et du répondant Le monde allait mal c'était distrayant Et j'lisais l'journal en gémissant Aujourd'hui j'suis Punk…

C'est pas compliqué 'suffit d'un peu d'imagination C'est pas compliqué 'suffit d'être sûr de ses raisons Dépasser le stade anarchico-psychédélique Savourer l'plaisir du politique

Y'avait un temps c'était confondant C'que j'me mentais sans ménagement J'arrivais à croire qu'j'étais d'bonne foi Petit avatar de Robin des Bois Aujourd'hui j'suis Punk…

Parfois j'me r'vois en train d'prôner l'bien Et j'me dis comme-çà que j'reviens d'loin C'était un temps pas si lointain Un frisson m'prend quand j'm'en souviens… Aujourd'hui j'suis Punk.

C'est pas compliqué 'suffit d'un peu d'imagination C'est pas compliqué 'suffit d'être sûr de ses raisons Dépasser le stade anarchico-psychédélique Savourer l'plaisir du politique

Fantôme

J'errais tel un fantôme ambulant dans vos rues. Retour dans les beaux quartiers bourgeois. Et si ce n'est moi c'est donc mon frère qui l'a voulu. Du coup le coup tout d'un coup est parti comme ça.

Excusez-moi, vraiment ça n'se reproduira plus (au moins jusqu'à la prochaine fois…)

Quant à vous dire pourquoi le chargeur s'est vidé c'est à Dieu qu'faut l'demander et pas à moi. Passe encore me dite vous la femme du bijoutier mais ses enfants vraiment ne méritaient pas ça. Oh quand même j'dois vous dire j'suis un peut satisfait… J'aurais vraiment voulu j'aurais pas mieux fait. Assurément je me suis p'têt un peu énervé C'est qu'en ce moment je ne dors plus. Tant d'gens honnêtes en si peu d'mètres carrés ça m'a comme qui dirait un peu ému.

Excusez-moi, vraiment ça n'se reproduira plus (au moins jusqu'à la prochaine fois…)

J'errais tel un fantôme ambulant dans vos rues pas très crédible un peu fluet de moi on disait que je n'sévirais plus mais les fantômes ne meurent jamais tu sais…

Une vie sans pogo

Bien rasé bien soigné bien lavé bien habillé. Tout confort tout à point tout bien arrêté. Pas de destin juste un parcours écrit pour toi. Plaisir sans joie et la paix sans dégâts. T'as tout compris tu sais tout comment faire encore un poil et te voilà bon père. T'aimes pas les jeunes et tu fais l'austère. Tu vas passer une vie sans pogo. Tout c'qui te reste de rage tu l'évacues au sport raquette en main une certaine idée de l'effort. Tu t'es toujours interdit d'haïr et d'agresser. Une certaine idée de la fraternité. Tu mûris loin des saisons en enfer les certitudes tranquilles de ton hiver. Ton corps vibrait mais tu l'as fait taire. Tu vas passer une vie sans pogo. Jamais vraiment dansé jamais vraiment chaviré. Ta vie comme une passe de rock bien négociée. Dans les soirées jamais plus d'un ou deux verres d'alcool jamais la dose qui fait trembler les sols. Encore gagné une raison d'être fier encore une cuillérée au nom du père. T'aime pas le hasard sauf quand il t'sert. Tu vas passer une vie sans pogo.

Economiste

Economiste, dis-moi. Toi qui sais tout, explique-moi. Dis-moi si vraiment la fin de l'histoire c'est l'actionnariat et si le Graal est caché dans les couloirs des succursales de Coca-Cola. Economiste, dis-moi. Tapote un peu pour moi sur ton ordinateur. Est-ce quelqu'un t'as déjà dit, dis-moi qu'as tapoter ainsi t'as l'air d'un roi. T'effleure tes touches avec le sang-froid, le doigté du héros. Economiste, dis-moi. Toi qui sait tout, explique-moi. Spécule un peu pour moi. Faire du fric avec mon fric, pourquoi pas. Faire des thunes avec mes thunes, pourquoi pas. Rendez-vous dès l'aube à la bourse et l'avenir nous sourira. Engagés déjà dans la course les valeurs n'attendent pas le nombre de nos jeunes années.

Capital violence

Tous coupables ou tous victimes c'est du pareil au même. Votre classe commet des crimes et vous récoltez ce qu'elle sème. La mécanique est si bien huilée rentrée dans la nature des choses. Saloperie intériorisée. L'inadmissible à petites doses. Vous n'savez même plus ce que vous faites. Vous n'connaissez même pas l'étendue de vos dégâts. Obstinément vous niez ce que vous êtes et vous tournez la tête quand on vous montre du doigt. CAPITAL VIOLENCE. Vous avez inventé la guerre pour diminuer nos majorités naissantes imaginé les syndicats pour contenir la colère croissante. Vous avez inventé l'chômage pour nous détourner de nos cibles et les élections petit ravitaillement annuel de possible. CAPITAL VIOLENCE. Tout ça vas mal tourner . Contre vous se retourner. Mine de rien vous continuez à sévir à tout acheter sur vos chemins. Vous avez inventé le sourire et nous nous sommes rendu compte de rien. Mine de rien vous persistez à nuire à tout tacheter sur vos routes. Et vous êtes là tout sourire ça nous perturbe ça nous déroute. Vous nous poussez au pire. Bientôt nos violences elles-mêmes n'auront plus de sens.

Edouard mon amour

Edouard t'as la peau lisse pas un poil de crasse. Et pis t'as la police qui visse la populace. Edouard tu t'la coules douce comme le temps qui passe. Et qui s'écoule en douce jusqu'au verdict des masses. Balladur mon amour Y'a-t-il une âme dans tes discours? Bienvenue au paradis de la France d'Edouard pays sans envie sans histoire les p'tits soucis les p'tits déboires consommateurs promus à vie sujets d'Edouard. Edouard t'es propre sur toi pis t'as la marque des grands des grands bourgeois comme tes parents Edouard souviens-toi le seizième d'antan gentil cocon de roi serre à dirigeant. Balladur joli môme. Y'a-t-il une vie après ton royaume? A la cour tout va tout t'va comme un gant tout l'monde prend ta voix et des voix t'en prends. Edouard t'as la couleur du vent le poids des courants d'air mais l'plus important c'est d'avoir l'air. Balladur joli cœur. Y'a-t-il du piment dans des mœurs? Balladur petit père. Y'a-t-il du sel dans tes mines de gruyère? Y'a-t-il du sens dans tout çà? As tu une idée d'où tu vas? Qu'est-ce que tu lis dans les lignes de tes mains? Y'a-t-il de l'avenir pour nos lendemains? Edouard tout l'monde i t'aime et c'est pas pour rien tout l'monde i vote le Pen quand i s'sent pas bien c'est te dire si tout l'monde c'est pas n'importe qui c'est tout les gens du monde dans un monde d'ennui. Dans un monde où tout l'monde s'appelle Edouard.

Intellectuel de gauche

J'ai lu tout Sartre, j'ai vu tout Godard je parle de Picasso accoudé au comptoir j'ai des idées, des convictions de fer Je suis de tous les meetings, de tout les colloques mais je n'suis d'aucun parti ni d'aucun bloc j'ai des idées, comme Gaston Deferre Je suis un intellectuel de gauche J'suis abonné à l'obs', à libération à la télé j'prends la parole dans les émissions pour dire mes idées, mes convictions de fer Je suis contre les flics et contre la police je suis pour la Liberté et la Justice mais j'ai décidé de ne jamais me taire J'ai lu tout Camus, j'ai vu tout Truffaut je parle de comptoir accoudé à Picasso j'ai des idées, des convictions de fer Je suis contre le mur et contre toute attente je suis le fossoyeur des lendemains qui chantent j'ai des idées des convictions d'enfer Je suis un intellectuel de gauche

Adieu Chantal

Tu sais ce que c'est on est jeunes on y croit encore et y'a des frissons qui vous parcourent le corps le romantisme qui vous démange J'l'ai embrassé comme on embrasse une cause les yeux fermés la bouche en cœur d'artichaut Gorge déployée pour les besoins d'la cause Salive éperdue d'amour et d'eau (fraîche) Elle était nette moi j'avais le nez qui coule elle était propre moi j'picolais tout mon saoul Adieu Chantal adieu ma belle tu m'es inaccessible Oh non ma belle je ne suis pas l'homme des missions impossibles Tu sais ce que c'est on est jeunes on y croit encore et y'a des frissons qui vous parcourent le corps C'est l'idéal qui vous démange J'ai embrassé la vertu comme on prend une pose Sur les troncs d'arbres j'lui ai dessiné des cœurs Gorge déployée j'ai défendu la bonne cause Salive perdue loin des travailleurs J'rêvais d'être net mais j'avais déjà les mains sales J'rêvais d'être propre mais j'étais déjà bien trop normal Adieu vertu Adieu ma belle tu m'es inaccessible Oh non ma belle je ne suis pas l'homme des missions impossibles Aujourd'hui libéré léger la joie célibataire endurci la joie plus d'espoir, rien n's'ra jamais plus comme avant Maintenant je n'ai plus rien a perdre

Lutte des classes

Tu m'as demandé un jour un témoignage de mon amour et de décliner en poème toutes les façons de dire je t'aime. Alors j't'ai parlé de la lutte des classes Tu voulais des bontés de l'idéal, du transcendant du cœur en pièces montées de la tendresse, du sentiment. Alors j't'ai parlé de la lutte des classes

Zabriskir

Allez Sortez vos crasses Jasez jusqu'à plus soif Exorcisez vos angoisses Allez lâchez les lions sur nous Crachez Déballez tout Fouillez nos têtes trouvez-y les poux “z'ont même pas de crête c'est pas des ponks! z'ont juste des têtes à faire du fonk à jouer au volley sur les plages en tongues… D'ailleurs y'a que bourrés qu'ils assurent qu'une fois bien murgés au kir mûre Le reste du temps aucune envergure!” Fumistes si ça vous l'fait Fascistes si ça vous plait Terroristes, même, si c'est votre intérêt Moi j'n'ai pas d'jardin secret Moi j'me donne tout entier à vos médisances les plus acérées “ça veut l'ouvrir à tout propos mais quand faut agir finis les grands mots 'sont plus là pour vous prendre de haut! du coup sur scène ils n'ont la pêche qu'après le dix-huitième kir pêche…” Ici Paris ne m'épargne pas Donne-en toi à cœur joie Tu sais trop bien que j'suis là pour ça… Démuni, t'as besoin de repère de bouc émissaire de croire aux bruits qui sont dans l'air “Le chanteur connaît rien en musique son seul dessein est politique 'Parait même qu'il fait du play-back en public… Du coup sur scène tout c'qu'il exhale c'est son haleine de kir mezcal avec ça 'voudrait sa photo dans l'journal!” Rêver de communion et se retrouver comme un con à essuyer tout les affronts Alors subir la tristesse du temps ou partir en courant retrouver la paix d'avant “prolétaires manqués! propriétaires blasés! Ils parlent de révolution pour s'faire pardonner Veulent jouer les durs 'boivent du pastis mais leur vraie nature c'est l'kir cassis…

J'suis con

Si j'étais un peu moins con j'me dirais citoyen du monde je jouerais du funk fusion dix litres de sueur à la seconde mais alors qu'est-ce que tu m'trouverais creux mais qu'est-ce que tu m'trouverais si j'étais un peu moins con? Qu'est-ce que tu m'trouverais dis donc? Si j'étais un peu moins con… Si j'étais un peu moins con je s'rais mon propre patron ni dieu ni maître, belle ordure mais alors qu'est-ce que tu m'trouverais vide (ordure!) mais qu'est-ce que tu m'trouverais si j'étais un peu moins con? Qu'est-ce que tu m'trouverais dis donc? Si j'étais un peu moins con… Hein dis-moi qu'c'est pas comme ça qu'tu m'aimes… Si j'avais un peu d'oseille j's'rais moins con' forcément je soutiendrais Marseille les équipes riches qui gagnent l'temps mais alors qu'est-ce tu m'trouverais triste Si j'étais un peu moins con je s'rais plus fin, c'est logique j'f'rais des études en béton et je finirais comme Bouygues mais alors faudrait que tu m'aimes mort.

Taxi Driver

Quand j'vois un chardon j'cours l'arracher quand j'parle des faibles c'est pour nier Quand j'croise un enfant tout enjoué j'me fais violence pour l'épargner Les psychologues s'affairent autour de moi ils tournent en rond fascinés par mon cas Les psychologues font grand cas moi ils quêtent en vain le comment du pourquoi Mais faudrait r'monter loin, tu sais au commencement d'la haine, tu sais sonder l'obscure abîme, tu sais fouiller les cellules intimes, tu sais Repérer la poussière et la balayer guetter les tâches et les effacer ramener l'impur à la pureté de tout c'qu'est mort ou pas encore né Les psychologues s'affairent autour de moi ils tournent en rond fascinés par mon cas Les psychologues dissèquent chacun d'mes pas pour observer l'travail du mal en moi J'voudrais bien m'libérer, tu sais r'trouver la sérénité, tu sais mais ça r'viendrais à m'tuer, tu sais à m'supprimer tout entier, tu sais J'voudrais raser tout ce qui dépasse d'un grand coup d'jet stériliser la crasse arrêter net le temps qui passe figer les visages avant la grimace Au tribunal z'ont pas su quoi faire de moi dire si j'étais responsable de mon cas Au tribunal m'ont affecté là z'ont pensé qu'tout ce blanc, ce s'rait bien pour moi Mais tout ces gens que j'ai tué, tu sais c'est par humanité, tu sais j'pensais qu'à leur bienfait, tu sais à leur prodiguer la paix, tu sais J'passe mes jour à essuyer les traces sur le mur de sang séché y'a dans ma chambre un aliéné qui s'cogne la tête à s'la faire sauter

==== Inacceptables ==== Ni vertu ni fric ni morale ni capital je renvoie dos à dos les marchands d'bonheur et les vendeurs d'horreurs Ni rebelle huppé ni certifié conforme j'ai la gueule sous la pluie aucun toit pour m'abriter Je suis le détenteur de vérités inacceptables il en est pour craindre mon réalisme implacable je désamorce leurs impostures minables 'pas encore montré tout ce dont j'suis capable Ni vérole ni choléra ni Optimin's ni O'hara j'vous laisse à vos guerre de boutons et je retourne à la lutte Ni mouton ni loup ni tendre ni saignant j'ai trouvé l'point et j'm'y tiens Nous avons de l'avenir encore plein de choses à dire y'aura bientôt plus assez de vingt chaînes de télé pour nous contenir Ni une ni deux ni X ni Y j'suis devenu l'équation à six inconnues Ni pâté pur porc 20 francs l'kilog j'esquive les étiquettes on m'appelle l'INNOMMABLE…

Le prix à payer

Puisque déjà vient le temps des comptes rendus des comptes à régler que de l'eau et du sang sous les ponts ont coulé Connaissez-vous le prix à payer? Il est encore temps juste encore temps du repentir c'est encore le moment connaissez-vous le prix? Voici bien le dernier avertissement du repentir c'est encore le moment connaissez-vous le prix? le prix à payer…

L'éternel retour

100 ans d'intervalle et rien ne change toujours les mêmes vieilles sérénades. Pourquoi reformuler, suffit de relire les prophéties du grand sage malade : “Dévergondage de l'esprit moderne sous toute sorte de déguisements moraux. La tolérance : l'incapacité de dire ni oui ni non. La passion : le désordre et la démesure. Considérons maintenant le plus drôle d'entre eux : L'objectivité! Manque de personnalité, manque de volonté, cruelle incapacité d'aimer. “Dévergondage de l'esprit moderne sous toute sorte de déguisements moraux Naturalisme : la vérité contre la falsification et le mensonge La profondeur : la confusion, le tohu-bohu des symboles…

I would prefer not to

Chaque fois qu'on me sollicite qu'au pouvoir on m'invite et à tenir à l'Elywood ou bien à Holysés un rôle émérite. Chaque fois qu'on me sollicite dis-je j'me gratte l'oreille, j'me lèche le dos j'avale un livre je le croque puis je mâche mes mots et entre deux rots je dis qu'j'aimerais mieux pas.

Toute les fois qu'on m'incite à avoir des idées dans les pensées dans les projets professionnels. Toutes les fois qu'on m'incite dis-je je fais l'sourd je fais le mort et puis de mon vélo je sort mon stylo et sur le ciel j'écris que j'aimerais mieux pas.

Tant de gens vous excitent et vous sucent sans limite jusqu'a vous faire cracher votre envie de reconnaissance et de réussite. Tant de gens vous excitent mais j'me mouche et je m'invite à danser une valse sur une piste de ski et blanc sur neige j'écris que j'aimerais mieux pas.

Et quoi qu'ils me demandent je ne dirais pas oui et quoi qu'ils me demandent je ne dirais pas non I won't say no I won't say yes I would just say that I would prefer not to.

Rabat-joie

Voici que l'hexagone tout entier desserre les dents partout je vois que l'on réclame Coluche président il parait que les députés vont en vélo à l'assemblée et pour y voter des lois qui ordonnent de s'enjouer.

Moi quand une fête bat son plein je me fraye un chemin entre deux yops fruits des bois là je crie que j'ai l'cancer et que c'est pour l'hiver prochain ça jette étonnamment un froid.

Car moi je ne m'enjoue pas je déteste le rire et tout ce qui va avec avec rigueur je compte mes pas je suis un rabatteur de joie.

De joie l'on saute dans les fêtes des nineties on fait tourner le sac à dos entre deux attaques de Louise et la manif'anti FN se fera dans la continuité dans les mégaphones on passera du zouk pour s'enjouer.

Quand une fête bat son plein je me fraye un chemin entre un bouddhiste et deux lamas je dis que j'suis le petit fils d'Hitler et qu'Le Pen est mon père adoptif évidemment ça jette un froid.

Pour tout dire je me suis promis de ne jamais rire avant que ceux qui rient aujourd'hui aient avalé tous leur cheveux et leurs paires de rollers aussi la dernière fois que j'ai ri c'est quand tu m'as quitté chéri la fois d'avant c'est quand tu m'avais dit que de moi tu étais éprise à vie.

La grève

Absent de l'usine, je fais la grève absent de ma machine, je fais la grève absent de toi absent de moi absent de tout, je fais la grève.

Oh ne vous y mettez pas à votre tour ne vous y mettez pas ne me demandez pas pourquoi j'inagis comme ça je n'ai pas de pus je n'ai pas d'abcès je n'ai pas de plaie à recoudre je n'ai d'autre fil directeur que ma joie.

Et en toute décontraction, je fais la grève fleur absente de tout bouton, je fais la grève aliéné c'est vrai mais j'y pense plus quand j'fais la grève.

De ta passion mesquine de leur condescendance maligne du pain du vin de tous les plaisirs indignes j'fais la grève.

Et il n'est pas exclu que je reste ainsi toute ma vie ainsi assis sur la grève en attendant que l'écume glisse à mes pieds sur la grêve et que m'emporte un océan de cauchemars et de rêves.

Tristes à mourir

J'aurais pu certes m'immiscer dans les hautes sphères et copiner décrocher mon diplôme de RPR et prendre ma carte à HEC puis chausser une casquette avec marqué N.Y. Université courir de fête en fête et bonifier ma carrière par mon déhanché mais leur ressembler, me rassembler avec eux jamais.

J'aurais pu certes accéder admettons à des postes de responsabilité devenir P.D.G. de Matignon et premier ministre de la télé la fonction faisant le moine en endosser les habits et réciter puis flâner en Safrane sur les grands boulevards stérilisés.

Mais leur ressembler, jamais car ils sont tristes à mourir et d'ailleurs je m'en vais vomir je m'en vais relire le Capital je pars en mission pour mon exécution capitale TWO WAYS, YOU HAVE TO LIE, AND IF YOU DON'T YOU HAVE TO DIE D'ailleurs je m'en vais mourir je m'en vais lire.

Alain le chat

Allé Le chat Alain s'en est allé sans trace et sans pitié. Alain le chat malin s'en est allé sans laisser de trace et sans pitié. Partout où il passe, les familles se séparent et les rideaux se déchirent. Partout où il passe, les familles se déchirent et les rideaux se séparent. Alain s'en est allé (gone away again). Alain le chat malin s'en est allé sans pitié. Le chat Alain s'en est allé.

Economiste

Economiste, dis-moi. Toi qui sais tout, explique-moi. Dis-moi si vraiment la fin de l'histoire c'est l'actionnariat et si le Graal est caché dans les couloirs des succursales de Coca-Cola. Economiste, dis-moi. Tapote un peu pour moi sur ton ordinateur. Est-ce quelqu'un t'as déjà dit, dis-moi qu'as tapoter ainsi t'as l'air d'un roi. T'effleure tes touches avec le sang-froid, le doigté du héros. Economiste, dis-moi. Toi qui sait tout, explique-moi. Spécule un peu pour moi. Faire du fric avec mon fric, pourquoi pas. Faire des thunes avec mes thunes, pourquoi pas. Rendez-vous dès l'aube à la bourse et l'avenir nous sourira. Engagés déjà dans la course les valeurs n'attendent pas le nombre de nos jeunes années.

Amélie

Un soir de rien on se retourne derrière soi et derrière soi il faut voir ce qu'on y voitdu désert, à peine un animal parfois c'est juste de la mort qu'on a laissé derrière soi.

Pourtant, c'qu'on était bien parti on avait tout le temps et de beaux habits on avait du talent aussi.

Alors on se demande comment on en est arrivé là comment peu à peu on c'est perdu en route comment tout c'est dégradé, et pourquoi pourquoi tout le monde au fond a voulu nos déroutes.

Il faudrait savoir comment un soir de rien on se retrouve partant dans un train.

Tout ce qu'on a fait, tout ce qu'on a dit par le ressentiment à néant réduit tout ce qu'on a tenté et pourtant c'est comme si comme si en fantôme j'avais traversé ma vie

Pourtant c'que j'étais bien parti

Au-dessus des rails les gens se penchent un type s'est jeté mais ce n'est pas moi Moi je préfère rester encore un peu et apprendre enfin à regarder tes yeux. Au-dessus des rails les gens se penchent un type s'est jeté mais ce n'est pas moi.

M. le contrôleur

Content de vous voir enfin, M. le contrôleur ça fait des mois que je vous attendais. Content de devoir payer l'amende, M. le contrôleur je paierais des millions, si je les avais.

Depuis le temps que je prends tous les bus sans jamais les payer que je pousse les lignes jusqu'au terminus sans vous voir embarquer je commençais à douter de votre zèle.

Mais si je peux me permettre, M. le contrôleur : qu'allons-nous faire de tous les voyages que je n'ai pas payés, M. le contrôleur avouez que ce serait dommage que pendant tout ce temps moi j'ai pris tous les bus sans qu'on me le fasse payer sans qu'on me pende à vos pieds de noir chaussé.

à moins qu'on me pende tout court à moins qu'on me pende haut et court ça m'arrangerait, ça me débarrasserait des voyages en bus.

Et alors vous n'oublierez pas, M. le contrôleur de saluer votre épouse de ma part puis de passer voir ma mère, et de lui préciser que mon sort est mérité.

L'art et le cochon

Néo-millionaire dans l'agroalimentaire mais tu vise plus haut tu veux créer du Beau. Le soir tu fait des vers. Tu sues, tu t'mouches et ça ne viens paset tu deviens tout vert tu compte sur tes doigts tu fais rimer fleur et odeur mais pour “pollen” tu ne trouves pas.

Toi tu voulais avoir à la fois l'art et à la fois le cochon faire monter à la fois les cours du lard et descendre du ciel l'inspiration. Mais tu ne seras jamais qu'un bourgeois ventru et illettré. C'est à croire qu'on peut pas être à la fois Malotru et…

Lapins et clairières. Libellules et primevères. Le soir tu fait des vers. Tu sues, tu t'mouches et ça ne viens pas et tu deviens tout vert tu compte sur tes doigts tu fais rimer fleur et odeur mais pour “pollen” tu ne trouves pas.

Toi tu voulais avoir à la fois le beurre et à la fois l'argent du beurre tartiner des mille-feuilles de poétiques splendeurs et t'engraisser comme directeur. Mais tu ne seras jamais qu'un bourgeois ventru et illettré. C'est à croire qu'on peut pas être à la fois Malotru et…

Faute de pouvoir être un chevalier des lettres un chevalier des Arts. Tu f'ras dans le paraître et dans le bien-être à titre compensatoire. Faute de pouvoir être un chevalier des lettres un chevalier des Arts. Tu f'ras dans le paraître et dans le bien-être à titre compensatoire.

Tu perfectionnes ta cave tu sues tu t'mouches en dégustant les plaisirs de la table tu couvres tes murs de toiles tu t'entoures de statuettes pour meubler ton absence aux étoiles.

Toi tu voulais avoir à la fois l'art et à la fois le cochon faire monter à la fois les cours du lard et descendre du ciel l'inspiration. Mais tu ne seras jamais qu'un bourgeois ventru et illettré. C'est à croire qu'on peut pas être à la fois Malotru et Mallarmé.

Aujourd'jui je suis punk

Y'avait un temps j'étais étudiant J'étais poli j'étais charmant J'étais étudiant en littérature J'avais du jugement et des idées sûres Aujourd'hui j'suis Punk c'est plus marrant

Y'avait un temps j'étais décadent Mais j'avais du coeur et d'grands sentiments C'était un temps j'portais la cravate J'étais tolérant et populocrate Aujourd'hui j'suis Punk c'est plus marrant

C'est pas compliqué 'suffit d'un peu d'imagination C'est pas compliqué 'suffit d'être sûr de ses raisons Dépasser le stade anarchico-psychédélique Savourer l'plaisir du politique

Y'avait un temps j'étais étudiant J'avais d'beaux yeux et pas de poil aux dents J'écoutais les Doors en lisant Cloran J'trouvais les Pistols un peu bruyants Aujourd'hui j'suis Punk…

Y'avait un temps j'tais bon enfant Mais j'avais des haines et du répondant Le monde allait mal c'était distrayant Et j'lisais l'journal en gémissant Aujourd'hui j'suis Punk…

C'est pas compliqué 'suffit d'un peu d'imagination C'est pas compliqué 'suffit d'être sûr de ses raisons Dépasser le stade anarchico-psychédélique Savourer l'plaisir du politique

Y'avait un temps c'était confondant C'que j'me mentais sans ménagement J'arrivais à croire qu'j'étais d'bonne foi Petit avatar de Robin des Bois Aujourd'hui j'suis Punk…

Parfois j'me r'vois en train d'prôner l'bien Et j'me dis comme-çà que j'reviens d'loin C'était un temps pas si lointain Un frisson m'prend quand j'm'en souviens… Aujourd'hui j'suis Punk.

C'est pas compliqué 'suffit d'un peu d'imagination C'est pas compliqué 'suffit d'être sûr de ses raisons Dépasser le stade anarchico-psychédélique Savourer l'plaisir du politique

Mélodie

Au creux de l'air du vent entre l'espace et le temps entre deux élections dans une extinction de voix.

Dans une table, entre deux chaises dans un livre entre les lignes je t'attend je te cherche je te guette et je n'ai jamais vraiment su où tu étais.

Entre les jambes d'une huître entre deux syndicats entre le projecteur et l'écran de cinéma entre ma bouche et ma bière entre aujourd'hui et hier je t'attends je te cherche je te guette et je n'ai jamais vraiment su où tu étais.

Mais où tu seras je suis où tu chanteras je t'ouis où tu souriras je souris déjà.

Rotten pot

1983, Couilles en acier bite en bois tu ne jurais que par les lois du marché et t'as gagné.

Mais là t'as fait très fort… Très très fort.

Balladur mon amour Y'a-t-il une âme dans tes discours? Balladur joli môme. Y'a-t-il une vie après ton royaume? Y'a-t-il du sens dans tout çà? As tu une idée d'où tu vas? Qu'est-ce que tu lis dans les lignes de tes mains? Y'a-t-il de l'avenir pour nos lendemains? Edouard tout l'monde i t'aime et c'est pas pour rien tout l'monde i vote le Pen quand i s'sent pas bien c'est te dire si tout l'monde c'est pas n'importe qui c'est tout les gens du monde dans un monde d'ennui.

Je regarde les gens qui regardent passer les trains et je regarde les trains qui regardent passer les vaches et les vaches regardent le ciel et dans le ciel il n'y a rien pas de dieu mais son absence qui dessine le visage de l'ennui. Qui me dira combien de nos ennuis sont dus à l'ennui.

Vérigoud

They're trying hard to put me in my place. And that is why I gotta keep running. The future's mine and it's no disgrace. Cos in the end the past means nothing.

You tell me I'm free then you tie me down. And from my chains I think it's a pity. What did it cost you to wear my crown. You don't like it so why don't you admit it.

(Bridge)

D'you feel a little down today? Bet you ain't got much to say? You're gonna miss me when I'm not there. And you know I don't care, you know I don't care.

(refrain)

As we beg and steal and borrow. Life is hit and miss and this. I hope, I think, I know. And if I ever hear the names you call. If I stumble catch me when I fall. Cos baby after all, you'll never forget my name.

Champion du monde de l'inculture

J'ai tous les défauts du monde je cultive toutes les tares du monde mais je sais que pour c'qui est d'être moi pour et par moi je passe dans les médias. J'ai tous les défauts du monde à peine plus sain qu'un micro-ondes mais je sais que pour c'qui est d'être là où on n'm'attends pas je ferais n'importe quoi pour être champion du monde champion du monde de moi.

On écoute du rap en banlieue et Trenet dans les maisons d'vieux les fachos ont les cheveux courts les anti-fafs croient en l'amour les teen-agers aiment Bruce Willis et les médecins jouent au tennis c'est l'échiquier de la culture. Mais moi un jour j'suis musulman le lendemain j'fait du vélo j'me brosse les pieds avec les dents et je mets l'igloo dans l'esquimau feintes de corps et contre-pieds je suis le champion de l'inculture.

J'ai tous les défauts du monde j'ai fait le méchant dans un James Bond mais je sais que pour c'qui est d'être là où on n'm'attends pas je ferais n'importe quoi.

J'ai tous les défauts du monde et j'ai la connerie féconde mais je sais pour c'qui est d'être moi pour et par moi je passe dans les médias pour champion du monde champion du monde de moi.

Les homos s'homogénisent comme les boulangers boulangent les militaires s'uniformisent et les catholiques font les anges tout bien nommés tout bien encasés sur l'échiquier de la culture. Mais moi un jour j'suis pédé le lendemain j'épouse ma sœur j'écoute Maurice Chevalier avec des poses de punk rockeur j'fais des p'tit rat à l'apéro et j'fais des rots à l'opéra je suis le champion du monde de l'inculture.

Marre d'évoluer en solo, je changerais bien pour un sport co' rejoignez moi et soyez vous, je serais moi nous formerons l'équipe des champions du monde de l'inculture.

Adieu Chantal

Tu sais ce que c'est on est jeunes on y croit encore et y'a des frissons qui vous parcourent le corps le romantisme qui vous démange J'l'ai embrassé comme on embrasse un cause les yeux fermés la bouche en cœur d'artichaut Gorge déployée pour les besoins d'la cause Salive éperdue d'amour et d'eau (fraîche) Elle était nette moi j'avais le nez qui coule elle était propre moi j'picolais tout mon soul Adieu Chantal adieu ma belle tu m'es inaccessible Oh non ma belle je ne suis pas l'homme des missions impossibles Tu sais ce que c'est on est jeunes on y croit encore et y'a des frissons qui vous parcourent le corps C'est l'idéal qui vous démange J'ai embrassé la vertu comme on prend une pose Sur les troncs d'arbres j'lui ai dessiné des cœurs Gorge déployée j'ai défendu la bonne cause Salive perdue loin des travailleurs J'rêvais d'être net mais j'avais déjà les mains sales J'rêvais d'être propre mais j'étais déjà bien trop normal Adieu vertu Adieu ma belle tu m'es inaccessible Oh non ma belle je ne suis pas l'homme des missions impossibles Aujourd'hui libéré léger la joie célibataire endurci la joie plus d'espoir, rien n's'ra jamais plus comme avant Maintenant je n'ai plus rien a perdre

Politika 99

Attention tous à vos postes les gars c'est l'heure de la grande messe du 20 h. 10 millions d'communiants aux abois prêts à recevoir l'onction du présentateur.

Aujourd'hui la citoyenneté se mesure au nombre de chaînes captées et la responsabilité à l'émotion ressentie devant PPD.

Alors on prend des poses de circonstance on dit tout haut sa honte du privilège d'habiter en France et tout les cœurs s'endimanchent ah! la bonne blague.

Attention émoi provincialla ville a rendez-vous avec l'Histoire premières pages dans la presse locale Sting va parler à la Beaujoire.

Aujourd'hui les leaders politiques ont du poil au torse et des futs en cuir. Discours et promesses en musiques devant des fans résolus à s'investir.

Et bercés par des harmoniques intemporelleson ferme les yeux en f'sant des vœux de paix universelle et les briquets s'illuminent ah! les bonnes âmes et tous les cœurs s'endimanchent.

Partout on prend des poses de circonstances on s'dit qu'on est pas les plus malheureux et qu'c'est une chance. Partout les cœurs s'endimanchent même le mardi, même le jeudi. Dans nos cœurs c'est tous les jours la fête de la bonne conscience. Partout les cœurs s'endimanchent ah! la bonne blague.

Attention René va parler. Silence tendu autour de la table il dit qu'le tiers monde est affamé et qu'c'est tout à fait inacceptable.

Aujourd'hui les débats s'immiscent entre la poire et le fromage. Père contre fils, cadet contre aîné on n'a jamais qu'l'opinion de son âge. Mais tous les digestifs ont tôt fait de ramener tout ce beau monde à la somnolente solidarité. et tous les cœurs s'endimanchent ah! la bonne blague.

Les garçons ne pleurent pas

I would say I'm sorry If I thought that it would change your mind

But I know that this time

I have said too much Been too unkindI try to laugh about it Cover it all up with lies I try and laugh about it Hiding the tears in my eyes

Because boys don't cry, boys don't cry

Boys don't cryI would break down at your feet And beg forgiveness Plead with you But I know that it's too late And now there's nothing I can doSo

I try to laugh about it Cover it all up with lies I try to laugh about it Hiding the tears in my eyes

Because boys don't cry boys don't cry

I would tell you That I loved you If I thought that you would stay But I know that it's no use That you've already Gone away

Misjudged your limit Pushed you too far Took you for granted I thought that you needed me more

Now I would do most anything To get you back by my side But I just keep on laughing Hiding the tears in my eyes

Because boys don't cry Boys don't cry (x2)

Un type bien

Je t'ai aimé comme jamais on ne t'avais aimé hélas tu voulais qu'on t'aime comme avant. J'ai fait des milliers de pompes pour me muscler les bras et là ça n'a pas loupé, j'ai tout perdu en jambes.

Comment devenir un type bien? peut-être suffirait-il seulement tout seulement de s'absenter, d'inexister, de n'être rien.

On a voulu me pendre, j'avais la langue trop pendue et quand j'ai fermé ma gueule on m'a trouvé distant J'ai fait du tir pour me faire des amis dans la chasse et là ça n'a pas loupé les hirondelles m'ont fait la tête.

Comment devenir un type bien? peut-être suffirait-il seulement tout seulement de s'absenter, d'inexister, de n'être rien.

Le croiras-tu sans rire? Il faudrait mourir. Voilà comment être à tes yeux et à mes propres yeux un type bien.

One + one

Pour relancer l'économie, Il faut résoudre le chômage. Et pour la démographie, Accoucher d'enfants en bas âge. Et contre la guerre, Moi j'essaie de vivre en paix. J'ai fabriqué un container Pour y déposer les méfaits. One + One. Je n'ai pas l'esprit de système. Je ne veux pas décrocher la Lune. Je prends les choses comme elles viennent. Je résous les tares une par une. One + one/A bas les idéologies. Et les solutions à grande échelle. Vive la microthérapie. Ma seule théorie c'est celle du One + One. C'est ma façon de compter Mon arithmétique libérale. One + One. C'est ma façon de rêver. C'est ma formule géniale. Mais One + One=0. J'ai éduqué un lapin. Appris les maths à mon boxer. Et pour ceux qui meurent de faim, Je fais pousser des hamburgers. Contre la haine raciale je m'habille en noir. Et contre le mal je vends du bien en ivoire. One + One. Moi je ne conteste jamais. Je ne descends jamais dans la rue. L'Etat n'est pas si mauvais. C'est juste l'individu… Qu'il faut consoler quand il pleure. Qu'il faut laver quand il pue. Voyez vous je ne crois Qu'au cœur et à la vertu du One + One.

La bête

Bête immonde Ordure du monde On ne parle que de ça Repaire de tortionnaires De légionnaires Sur le FN on ne tarit pas Mais y aurait il pas genre quelques fascinations Dans tant de dénominations? C'est à voir Gros porc, gros con de borgne On ne parle que de lui Pustule, trou du cul Sur lui on bave mais ne serait-ce pas d'envie? D'ailleurs c'est tout vu Suffit de vous voir Étrangement émus Quand apparaît la bête noir Fascinés vous êtes Hébétés vous êtes Par la bête Et pendant ce temps là La petite bête monte monte monte Cette bête là nommons la Une bonne fois Et qu'on n'en parle plus Nommons la fascisme Résidu capitaliste Et finissons là dessus cette sale fascination Et toutes ces dénominations Et pendant ce temps la La petite bête Monte monte monte.

Contre culture

A vous regarder on aurait pu croire on aurait pu croire à vous regarder que vous étiez embarqués, décidés, engagés. Mais vous vous plaisez dans les postures de la critique enragée z'avez vos codes, vos cafés, port de docs exigé.

Car vous avez abandonné oui vous avez abandonné.

A te regarder on aurait pu croire on aurait pu croire à te regarder que tu étais embarqué, décidé, comme on dit engagé. Mais t'as connu les joies de la contre-culture et tu t'y tiens c'est ta fonction ta nature tu l'échangerais pour rien.

Car tu as abandonné tu veux que j'te dise abandonné.

A vous regarder on aurait pu croire on aurait pu croire à te regarder que vous étiez embarqués, décidés, engagés. A vous croiser dans la rue on aurait pu se faire des idées sur vos idées sur votre capacité à échapper aux clichés. Vous êtes la norme inversée la haine institutionnalisée signe distinctif rebelle sur vos cartes d'identité.

Car vous avez abandonné pourquoi avez-vous abandonné pourquoi m'avez-vous abandonné?

En attendant mieux

J'ai vécu toute ma vie en attendant mieux coulé jeunes et vieux jours en attendant mieux j'ai supporté d'être battu en attendant d'être pansé en attendant d'avoir vécu j'ai supporté d'être de végéter célibataire option pêcheur j'ai attendu le gros poisson personne n'a voulu faire l'âme sœur personne n'a mordu à l'hameçon.

En attendant mieux

Syndiquer menu menu pour obtenir mieux une taxe en moins un franc de plus, mieux j'ai vendu des litres de sueur en rêvant d'une augmentation et quand j'me suis r'trouvé chômeur j'ai rêvé de rémunération j'ai supporté d'être locataire en attendant d'être propriétaire j'ai supporté d'être moins que rien en attendant d'être quelqu'un.

En attendant mieux

Toujours tuer le temps, à imaginer mieux et se retrouver mourant sans avoir eu mieux j'ai vécu toute ma vie en attendant couché dans mon pieu un je ne sais quoi, une je ne sais qui une fille, un chien une mouche, un dieu.

Maintenant je suis vieux

Maintenant je vois bien comment le mieux est l'ennemi du bien.

==== Golden eighties ====

1983, Couilles en acier bite en bois tu ne jurais que par les lois du marché et t'as gagné mais à trop jouer avec les lois on fini par marcher dans les combines 1987, Ouais tu t'obstines tu t'endettes et déjà tu regrettes de ne pas avoir vécu une vie honnête t'as voulu jouer au jeu de l'oie du marché et t'as perdu T'as voulu tout jouer sur des coups de dès et t'as perdu

L'âge des possibles/en vérité

Tous ces jeunes gens en étaient à la fin du repas on avait parlé de la bouffe, de la guerre, et du chat quand Claude a fait entendre une voix mélancolique racontant qu'elle avait retrouvé une vieille boîte à musique et alors elle s'est mise à chanter Angélique elle s'est mise à chanter : “Ou sont tous nos espoirs passés?” Alors on s'est souvenu la naïveté de l'enfance les utopies, les folies de l'adolescence on s'est souvenu Goldorak et Casimir on s'est écrié “pourquoi pas tout plaquer et partir?” et alors ils ont tous entonné tous ensemble tous en chœur entonné : “Ou sont tous nos espoirs passés?” une chanson c'est tellement bien ça vous parle de douleur pour le temps d'un refrain C'est à ce moment là que j'suis arrivé comme quand dans une chanson tout commence à speeder comme j'avais vu faire au ciné

Eastwood en bout d'table, impitoyer j'ai dit : “en vérité je vous le dis, vous êtes de ceux qui disent qui y ont cru mais qu'ils n'y croient plus En vérité je vous le dis, vous n'y avez jamais cru voulez que j'vous dise où sont vos espoirs passés? Dans vos caleçons, dans vos bibelots, dans vos métiers espoirs passés laissez-moi rire tout plaquer arrêter donc de vous mentir en vérité vous avez toujours été de l'autre côté en vérité je vous le dis toujours du bon côté en vérité vous n'avez jamais espéré.

Lose is win

Tout le monde voudrait endormir mes grands maux et ne cesser de me prescrire des somnifères sociaux on voudrait m'inoculer la santé en douceur me socio-démocratiser dans la bonne humeur mais j'ai recraché les gélules de la charité jamais avalé la pillule des congés payés un jour maman m'a dit “mon loup, va chez le médecin” mais j'ai trouvé le petit livre rouge en chemin.

Je refuse de céder à la guérison d'être assisté dans ma respiration j'aurais vraiment l'impression de monnayer ma subversion si jamais j'accédais à la satisfaction.

Alcoolomane téléphonez à SOS coma panne de cul consulter radio founa crise économique : voilà pour vous indemnités sentimentale : voilà des mouchoirs pour mieux pleurer.

Eduquez vos enfants sans heurts avec “Parents” avec “Biba” évitez les douleurs de l'accouchement bientôt nous auront vaincu la laideur et l'enfer la mort aura vécu, relégué six pieds sous terre.

Je refuse de céder à la guérison d'être assisté dans ma respiration j'aurais vraiment l'impression de monnayer ma subversion si jamais j'accédais à la satisfaction.

Je ne suis pas de ces rappeurs qui demandent comme un dû des jolies cages d'ascenseur et des bons pour la Sécu au contraire je dis “laissez-moi crever” vous me verrez bientôt méchamment ressuscité je thésaurise mes souffrances pour mieux exploser je recule (les échéances) pour mieux (tout faire) sauter malade je suis, malade je reste insatisfait de moi et de tout le reste.

Je refuse de céder à la guérison d'être assisté dans ma respiration j'aurais vraiment l'impression de monnayer ma subversion si jamais j'accédais à la satisfaction.

Tout l'bordel et plus encore

_Let me tell you'bout All the stuff and more Or tell me something'bout All the stuff and more…

Amélie

Un soir de rien on se retourne derrière soi et derrière soi il faut voir ce qu'on y voit du désert, à peine un animal parfois c'est juste de la mort qu'on a laissé derrière soi.

Pourtant, c'qu'on était bien parti on avait tout le temps et de beaux habits on avait du talent aussi.

Alors on se demande comment on en est arrivé là comment peu à peu on c'est perdu en route comment tout c'est dégradé, et pourquoi pourquoi tout le monde au fond a voulu nos déroutes.

Il faudrait savoir comment un soir de rien on se retrouve partant dans un train.

Tout ce qu'on a fait, tout ce qu'on a dit par le ressentiment à néant réduit tout ce qu'on a tenté et pourtant c'est comme si comme si en fantôme j'avais traversé ma vie

Pourtant c'que j'étais bien parti

Au-dessus des rails les gens se penchent un type s'est jeté mais ce n'est pas moi Moi je préfère rester encore un peu et apprendre enfin à regarder tes yeux. Au-dessus des rails les gens se penchent un type s'est jeté mais ce n'est pas moi.

Où sont les cons?

-Eh t'as pas vu hier au soir à la télé, toute cette violence quel voyeurisme cette petite fille violée sur le chemin de l'école je l'ai vu six fois c'est un peu trop je crois. -Mais moi tu vois je ne l'ai pas regardée mais ça ne m'inquiète pas car je vois que tu t'es consacré à le faire pour moi. -Mais t'as vu maintenant à la télé, y a plus qu'du cul, d'la décadence y en à 20h30, à 22h00, à 23h00 quand je vais me coucher je suis secoué. -Mais moi tu sais je n'ai pas la télé j'l'ai vendu en 29 avec l'argent j'ai acheté un dictionnaire tout neuf. OU SONT LES CONS? Mais t'as pas vu tous ces jeux à la télé et tout ces shows de la réalité et tout ces cons qui les regardent si on en faisait une armée que de conquêtes; la patrie retrouvée. Mais à ce que je vois tu as tout regardé il faut y croire au fond que tu te pose en unité de ton armé de cons mais à ce que je vois tu as tout regardé et j'en déduis qu'au fond tu n'es jamais qu'une unité de ton armée de cons. -Mais où sont les cons? s'ils sont partout les cons dis-moi c'est qui les cons? si tout le monde est con? -Moi les cons je n'y crois pas je n'y ai jamais cru moi je ne crois qu'en la loi mais la loi nous a eus OU SONT LES CONS?

==== Marx et Hegel ====

-On sirotait une bière en silence entre homme toi et moi puis t'as parlé et tout c'est cassé entre toi et moi. T'as dit “à l'aube du troisième millénaire on devrait pas voir ça; tous ces SDF sans domicile fixe on devrait pas voir ça”.

T'avais déjà dit des conneries des conneries t'en avait déjà dit des conneries mais là t'as fait très fort.

-A la terrasse en silence on contemplait la beauté de l'été et puis tu as parlé et l'harmonie du jour s'est déchirée. T'as dit “dans le pays des droits de l'homme on devrait plus voir ça tous ces chômeurs sans travail on devrait plus voir ça.”

T'avais déjà dit des conneries des conneries t'en avait déjà dit des conneries mais là t'as fait très fort.

-Dans les ruines de l'harmonie du jour je n'avais plus rien à perdre dans les rots de la bière sirotée avec amour je n'avais plus qu'a te dire merde j'ai dit : “dans un pays à 3 millions de chômeurs on devrait plus dire ça dire que ce pays est le pays des droits de l'homme on devrait plus”.

J'avais déjà eu du génie du génie j'en avais toujours eu mais là j'ai fait très fort.

J'ai tué un chien

Moi j'vous dis la catastrophe j'l'ai vue venir de loin on s'rapproche et plus on est proche et plus on est loin quand elle a voulu tapisser j'aurais du réagir mais j'me suis retrouvé emmeublé canapé-lit, fauteuils en cuir.

Arrive un temps arrive un temps chenille écœurée du cocon on a envie de s'barrer. Toujours plus loin dans l'horreur elle a voulu un chien moi du coup, fougue et stupeur : “pendant qu'on y est pourquoi pas un gamin?!” elle me dit que justement c'est déjà en train moi j'lui dis “l'avortement c'est des chômeurs en moins!”

Arrive un temps on a plus vingt ans et on se demande c'qui vaudrait mieux, ou la tuer, ou se barrer.

Putain de sale histoire sans queue ni tête comme le chien que j'ai tué un soir à coup de machette. C'est qu'un temps est arrivé c'était plus le temps de philosopher fallait la tuer elle ou le chien… J'ai tué un chien fallait que je tue quelqu'un mais pour tuer je vaux rien alors j'ai tué un chien c'est toujours mieux que rien j'ai tué un chien

Logique du pire

J'suis p'têt du genre malin mais j'me sent méchamment plus intelligent quand je pense le pire le désordre du monde m'inspire une tendresse amusée au moins le malheur y est d'une criante sincérité.

Rien ne me manque désirer rien je suis comblé pour moi donc j'aime la vie je suis un ogre de pitié une chance sur un milliard je veux ce hasard la pire des réalités alimente ma joie d'exister.

Notre vie c'est l'atrocité, la guerre, la maladie d'ailleurs même le moi est haïssable comme disait l'autre mais toi tu cherches un bonheur? dis-moi lequel, tu réponds rien tu te connais t'y penses parfois, tu n'as besoin de rien.

Rien ne me manque désirer rien je suis comblé pour moi donc j'aime la vie je suis un ogre de pitié une chance sur un milliard je veux ce hasard la pire des réalités alimente ma joie d'exister.

J'suis p'têt du genre malin mais j'me sent méchamment plus intelligent quand je pense le pire le désordre du monde m'inspire une tendresse amusée au moins le malheur y est d'une criante sincérité. Notre vie c'est l'atrocité, la guerre, la maladie d'ailleurs même le moi est haïssable comme disait l'autre mais toi tu cherches un bonheur? dis-moi lequel, tu réponds rien tu te connais t'y penses parfois, tu n'as besoin de rien.

Rien ne me manque désirer rien je suis comblé pour moi donc j'aime la vie je suis un ogre de pitié une chance sur un milliard je veux ce hasard la pire des réalités alimente ma joie d'exister. c'est la vie telle qu'on le soupire quand les faits n'ont plus rien à dire tragique et silence, on devrait s'arrêter ici.

Menace mineure

J'fait pas Zorro comme il faudrait j'arrive jamais quand il faudrait toujours zéro, toujours tricard toujours trop tôt, toujours trop tard héritier déchu véhiculeur de futur ringards J'étais pas là quand à Moscou tout a commencé à merder j'étais pas là quand Drucker est né j'ai rien capté quand t'as commencé à vieillir à faiblir à trahir au bout du compte je ne suis qu'une menace mineure We're just a minor threat j'suis jamais là où ça s'décide j'suis jamais là où ça s'passe téléspectateur provincial j'voudrait bien pénétrer mais j'ai pas d'passes dans les bureaux de direction de multinationales moi je n'ai pas changé c'est le monde qui a changé de trottoir quand il m'a rencontré et depuis j'parle tout seul personne m'écoute tout l'monde s'en fout tout l'monde s'écoute tout l'monde se fout de moi.

Tout est bien

Le ciel est beau le soleil brille et c'est bientôt Noël je vis dans un pays civilisé tout est bien en somme et la vie vaut la peine d'être vécue y a des gens qui s'aiment tout est bien en somme.

Mais j'ai perdu le sens j'ai perdu les fins j'ai épuisé mes sens j'ai assouvi ma faim et je ne suis plus si jeune non je ne suis plus si la sea le sex le sun s'ébattent hors de ma vie

Que faire? Vladimir Dis-moi du haut de ta statue déboulonnée si tu ne me réponds rien il ne me restera plus qu'à prier ou la corde ou le gaz

Maryvonne est amoureuse mais Maryvonne je n'en veut pas moi je n'aime que les danseuses et le jeu trouble de leurs pas Marie-Paule joue ce jeu mais Marie-Paule n'est pas pour moi elle embrase sous d'autres cieux d'inaccessibles feu de joie.

Moi la joie m'a délaissée un soir d'émeute à Berlin plus de mur pour m'appuyer et Cuba était bien loin et Cuba est encore loin il faudrait encore ramer existe t'elle au moins où l'ai-je seulement rêvée?

Que faire? Vladimir Dis-moi du haut de ta statue déboulonnée. Que faire? Vladimir si tu ne me réponds rien il ne me restera plus qu'à prier ou la corde ou le gaz prier? je ne sais plus je n'ai jamais su prier je suis d'une génération qui ne jamais ne prie nous sommes tout juste bons au cri alors crier.

I hope, I think, I know

They're trying hard to put me in my place. And that is why I gotta keep running. The future's mine and it's no disgrace. Cos in the end the past means nothing.

You tell me I'm free then you tie me down. And from my chains I think it's a pity. What did it cost you to wear my crown. You don't like it so why don't you admit it.

(Bridge)

D'you feel a little down today? Bet you ain't got much to say? You're gonna miss me when I'm not there. And you know I don't care, you know I don't care.

(Chorus)

As we beg and steal and borrow. Life is hit and miss and this. I hope, I think, I know. And if I ever hear the names you call. If I stumble catch me when I fall. Cos baby after all, you'll never forget my name.

Fan de Zab

Tu aimes la varappe et faire du cheval Pour rien au monde tu ne raterais X-Files T'essaies bien un jour le saut à l'élastiquue Tu ne mets que du persil dans ton pain biologique But are you a fan of the Zab ?

Serais-tu prêt à reformer les Starshooter ? Collectionnes-tu les vignettes de footballeurs ? Pourrais-tu chanter l'Internationale sans les mains ? Etais-tu Mao hier seras-tu Zab demain

Es-tu d'attaques pour être fan de Zab ? As-tu une vie après les babs ? Te sens-tu prêt à conquérir l'espace ? Te sens-tu prêt à déchirer le ciel ? Viendras-tu nous rejoindre en première classe ? Nous verrons-nous dans les salons d'hôtel ?

Tu aimes les voyages, tu dis qu'ça t'épanouit Rencontrer des allemands au coeur de l'Italie échanger en anglais des vues sur les hommes faire tourner le pet dans les ruines de Rome But are you a fan of the Zab ?

Aimes tu boire des livres et lire du whisky ? Aimes-tu veiller le jour à ce qu'arrive la nuit ? Aimes-tu voyager de cinéma en cinéma et de café en café, en taxi ça va de soi ?

Y a t'il une place pour un fan de Zab ? Y a t'il une vie après les babs ? Ou faudra t'il s'exiler dans l'espace ? Ou faudra t'il déchirer le ciel ? Faudrait voler pour contourner l'impasse se suicider pour une place au soleil

paroles/zabriskiepoint.txt · Dernière modification: 2014/04/30 15:51 (modification externe)