Capitale de la rupture de la Rabia del pueblo (Documentaire sur la gentrification à Marseille, 2013)

capitale_de_la_rupture_keny_arkana.jpgRéalisé par la Rabia del pueblo, un collectif formé autour de la rappeuse Keny Arkana, ce reportage sur la ville de Marseille fait écho au titre « Capitale de la rupture » figurant sur le dernier album de la chanteuse « Tout tourne autour du soleil ».

Pendant cette année 2013, Marseille est une des deux capitales de la culture européennes. Laissant la parole à des habitants, des artistes, des militants associatifs, ce documentaire dénonce le projet Euromed dont le but est de transformer le quartier de Noailles en un centre d’affaires accueillant bureaux de banques, d’assurances et de grandes entreprises.

Peu démocratique, la gentrification de ce quartier populaire est digne d’un Staline avec expulsions des habitants, malgré les protestations.

Manque de démocratie aussi pour les projets « culturels » de la ville qui promeut surtout l’industrie de la culture sans venir en aide aux lieux culturels en difficulté comme le point de bascule, ou refuse le projet d’un festival de musique rap, alors que la mairie débloque une subvention de 400 000 euros pour venir David Guetta... (depuis la polémique à enflée et le DJ a annulé le concert). De même, les projets engagés par la mairie se font sans consultations des marseillais. Des projets qui vont couter des milliers d'euros et deviendront inutiles ou disparaîtront avec les feux des projecteurs en fin d'année.

Très cours, ce documentaire nous présente clairement les enjeux qui se jouent dans la transformation de Marseille et la mascarade des nominations des « Capitales européennes de la culture ».

Voir le documentaire :

Voir le clip de Keny Arkana « Capitale de la rupture »

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