A l'origine de Xavier Giannoli (Drame d'escroc, 2009)

Philippe Miller, un escroc, arrive par hasard dans une commune où un chantier d'autoroute a été abandonné deux ans plus tôt. À l'époque, la société chargée de la construction a dû abandonner le projet. En effet, des écologistes ont manifesté contre ce projet qui aurait détruit l'environnement d'une race de scarabée en voix de disparition.
L'arrêt de la construction a mis au chômage de nombreux habitants du coin et les fournisseurs locaux ont eu du mal à s'en sortir. L'arrivée de Miller est donc providentielle pour les élus qui voient avec le redémarrage du projet une relance de l'économie locale.
Grâce à des pots de vin et des falsifications de document, il parvient à réunir autour de lui les personnes et les moyens nécessaires à la mise en oeuvre du chantier. Pourtant, son escroquerie va se retourner contre lui. Il se rend compte petit à petit qu'il a la confiance de tout le monde et que son entreprise va tous les plonger au fond du gouffre...

Cette histoire est inspirée de fait réel. En 1997, dans la commune de Saint-Marceau. Le chantier de l'A28 a été stoppé après la découverte de scarabées. Comme dans le film, Philippe Berre a monté une société fictive pour continuer les travaux. Pendant près d'un mois, il ne sera pas inquiété. Finalement, il sera condamné à cinq ans de prison. Cette escroquerie monumentale aura permis la reprise des travaux par la société d'origine, après avoir préalablement déplacé les scarabées, relançant l'activité économique — pendant un temps — des localités avoisinantes.

À sa sortie en 2007, Berre continuera à s'inventer des métiers pour diverses escroqueries. Après la sortie du film, il va se faire passer pour un fonctionnaire du ministère de l'Agriculture et de la Pêche dans les localités où a eu lieu la tempête Xynthia. En avril 2010, il est condamné à quatre ans de prison.

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