Invictus de Clint Eastwood (Historique, Politique, Biopic, 2009)

Le 11 février 1990, Nelson Mandela est libéré de prison et en avril 1994, il est élu président de l'Afrique du Sud. La tâche la plus difficile sera de créé une union nationale entre les blancs et les noirs. Au pouvoir, les membres de l'ANC, parti politique de Mandela, vont vouloir changer les symboles faisant référence au pouvoir des blancs et de l'apartheid. Ils proposent notamment de supprimer le surnom de l'équipe nationale de rugby les "Springboks" (du néerlandais antilope sauteuse). Mandela, voyant la ferveur des blancs pour ce sport, refuse ce changement. Il va même aller plus loin, la troisième coupe du monde de rugby qui va se jouer en Afrique du Sud est proche. Il veut faire des Springboks l'équipe championne du monde.

Cette histoire démontre toute l'importance du sport dans la communication politique. Les parcours de l'équipe de France de football à la coupe du monde 2010 le démontrent. Lorsque l'équipe gagne comme en 1998, les politiques s'appuient sur l'unité nationale que la victoire a engendrée. Le sport peut donc être un élément positif pour les politiciens dans leur rapport avec l'opinion politique. Mais à trop jouer avec l'image du sport pour redorer son blason, ils peuvent s'en sortir perdant lors de mécontentement social et de contre performance sportive, comme se fut le cas pour la dernière coupe du monde et de la débâcle des bleus.

Ce nouveau film de Eastwood est bon, mais sonne un peu trop hollywoodien. Cette fois-ci il ne tire pas sur la corde sensible et dramatique dont il est coutumier (l'échange, Gran Torino).

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