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Stay Sick Festival à La Cité à Rennes 05/02/2010

Stay Sick Festival à La Cité à Rennes 05/02/2010Undead agency est une nouvelle asso sur Rennes qui a décidé de frapper un grand coup d'entré en organisant une tournée avec des groupes prestigieux. Malheureusement, l'un d'entre eux a dû annuler : Peter & The Test Tube Babies. Dans un sens, il vaut mieux ça qu'un chanteur qui s'écroule dès les premiers titres (cf : concert de Paris). Cette absence diminue un peu l'intérêt initial de l'affiche, même si j'aime bien Charge 69 ajouté pour remplacer les Britanniques.

Le concert a eu lieu à la salle de la Cité. Malheureusement pour les assoiffés, il n'y avait pas de vente d'alcool à la suite d'un arrêté préfectoral. Comme l'a dit un photographe nantais : c'est "le seul fest punk/psycho/rock'n'roll straight edge". Pourtant, ça n'a pas manqué de déchets complètement bourrés.

Ma soirée commence (Hellscrack était terminé) avec Peter Pan Speed Rock, groupe Hollandais qui fait du punk à la Motorhead. C'était vraiment cool une bonne découverte, même si j'ai trouvé les zicos un peu statiques. Ils étaient trois, tous avec un instrument donc on peut leur pardonner.

Je loupe Demented are Go. On avait la permission de 22h, après, toute sortie était définitive. Et puis, je ne suis pas un inconditionnel de psychobilly... En tout cas, ils avaient la classe : gros flytop, maquillage, ...

C'est le groupe de la soirée qui a joué ensuite. Les Messins de Charge 69 avec un nouveau chanteur depuis mai 2009, Vérole des Cadavres. Un très bon set, pas mal de vieux titres :  Casse-toi, Patchwork, Johnny Good Boy, Pendu, Pendu, Les Annees 80 et surtout Région Sacrifiée. J'ai moins accroché sur les morceaux plus récents, je trouve que leur musique tourne un peu en rond aujourd'hui. Une excellente prestation du groupe en tout cas.

J’étais fan de Banane Metalik avant leur reformation il y a huit ans, je crois. Leur premier album était excellent, mais la suite m'a déçu. Leur son est devenu trop speed, trop punk. Sur scène, c'est quand même à voir pour leur prestation : ils sont tous déguisés et maquillés et sur certains titres apparait la "gore gore danceuse". Par contre au bout d'un moment les nouveaux deviennent un peu répétitifs à mon goût, mais heureusement que des vieux titres ont été joués, à cette époque leur "gore'n'oll" c'était autre chose.
Pas vu GBH, trop punk métal maintenant.

Concert sympa, de bons groupes, un public mélangé sans histoire (heureusement qu'il n'y avait pas d'alcool).

Photos de Peter Pan Speed Rock, Demented Are Go, Charge 69 et Banane Metalik

Edit : c'est le guitariste de Peter & Test Tube Babies qui est tombé sur scène à Paris.

Dance Ska La 2010 à L'UBU et à L'Antipode à Rennes les 22 et 23/01/2010

Dance Ska La 2010 à L'UBU et à L'Antipode à Rennes les 22 et 23/01/2010Cette seizième édition du Dance Ska La célébrait le vingtième anniversaire du festival. Cette année, il se déroulait sur trois jours. Le premier au Mondo Bizarro avec Bobby Sixkiller et Verska Vis.

La seconde soirée était à l'UBU. La salle est toujours aussi peu accommodante surtout lorsqu'elle est pleine. Je n'ai pas vraiment accroché sur les groupes de cette soirée alors je vais être bref. 65 Mines Street viennent de France et leur musique ne m'a pas laissé un grand souvenir. Nine Tone Peanut Smuggler était dans un registre assez rock'n'roll avec reprise des Beatles, mais aussi de quelques classqiues ska, bof. Finalement arrive Doreen Shaffer accompagné des Moon Invaders. La mama a été chanteuse des Skatalites et malgré ses 80 ans elle assurait bien.

Pour l'ambiance, c'était très étudiants/babos. Il y en a même un d'entre eux qui se prétendait ancien skinhead et qui voulait nous apprendre l'histoire du mouvement. Pour lui il y a les reds et les dérivés... C'est cool mec, mais même la page Wikipédia fait mieux que ça.

Il n'y avait pas beaucoup de reds. La raison ? Ils boycottaient le Dance Ska La car l'orga a fait un concert au Mondo Bizarro (souvenez-vous le repaire de nazis qui recrute les nouveaux membres de la mouvance néonazis... Je précise pour les bouffons que ce que je dis là est ironique). Ils ont donc organisé un contre concert avec Fred Alpi. Plus ça va, plus les reds bretons sont pathétiques. Il faudrait qu'un jour ces "militants" s'attaquent aux véritables problèmes plutôt qu'a des querelles sans fondement. À Rennes il y a des endroits où trainent vraiment les fafs, mais eux bien sûr n'ont jamais de problèmes.

Le troisième soir était à l'Antipode. À l'UBU, je n'avais pas vraiment accroché sur les groupes. Mais durant ce dernier soir, il y a eu de bonnes découvertes, un peu comme il y a deux ans avec The Peppers Pot.
Ça a pourtant mal commencé puisqu'on loupera Magic Lord & The Mighty Drakkars. On pensait que Verska Vis allait jouer en premier. Ollie Q and The Deep Six faisait de la musique ennuyeuse. Je ne suis pas vraiment fan des instrumentaux en ska.

Black Cat Zoot est pour moi la première révélation de ce Dance Ska La. Ce groupe allemand a grave assuré. Il nous propose un mix swing/ska vitaminé et bien en place avec un chant féminin. C'est frais original, c'était génial !

The Delegators est la seconde surprise. Au chant une black électrique qui se dandinait comme une tigresse. Les autres membres étaient au fond de la scène complètement effacé. Le show c'était elle, une voix aux accents soul accompagnés par une musique rocksteady. La classe !

Le groupe en conclusion était les Rennais de Verska Vis. Ils sont venus rendre hommage durant cette date anniversaire à Skant, ancien chanteur du groupe et fondateur du festival, décédé suite à un accident.
Musicalement, ce n'est pas du tout mon trip : à la fois festif et musette. Le public du premier rang était assez âgé : on se serait cru dans un bal populaire.

Le bilan de mon troisième Dance Ska La est plutôt positif : deux très bonnes découvertes qui ne me font pas regretter d'avoir assisté à cette nouvelle édition.

Photos : 65 Mines Street, Nine Tone Peanut Smuggler, Doreen Shaffer feat Moon Invaders, Ollie Q and The Deep Six, Black Cat Zoot, The Delegators et Verska Vis

Menace + Radiation au Floride à Nantes le 16/01/2010

Menace + Radiation au Florideà Nantes le 16/01/2010Une soirée punk 77 à Nantes, ça change un peu du Hardcore ; c'est vrai que j'ai loupé quelques concerts ces derniers temps comme Nabat par exemple.

Je ne pourrai pas dire grand-chose de Pneumonia, puisque je ne les ai pas vus. Mais selon les échos, ça a l'air d'être du bon punk garage. Le chanteur de ce groupe est le batteur de Janitors et rédacteur de plusieurs fanzines.

La suite du concert sera un remake du concert à Boqueho de décembre 2004 puisque les deux autres groupes avaient déjà joué ensemble à cette soirée là.

Radiation c'est du punk 77/garage. Quelques passages me font penser à Electric Frankenstein, malheureusement les titres ne sont pas aussi efficaces. Ça me fait même penser à une musique d'ascenseur version rock'n'roll. Les gars maîtrisent leurs intrus, mais il manque quelque chose, de l'audace sans doute. Leur set se terminera sur un morceau des Dead Boys : "Sonic Reducer.
Pendant la prestation du groupe parisien, j'ai pu constater la relève nantaise qui pogotait. Il y en avait un de ces jeunes en particulier qui était mignon (ne vous méprenez pas sur les mots que j'utilise) avec sa p'tite veste en cuire, son cadenas autour du cou et ses bottes de tarlouze. Sa dégaine a amusé beaucoup de monde, moi le premier.

La tête d'affiche était les vieux Anglais de Menace. Un nouveau chanteur effectuait ici sa première prestation sur scène. J'ai préféré l'ambiance qu'il y avait à Boquého. Cette soirée-là, le public connaissait bien le groupe et chantait sur un paquet de titres. À Nantes, c'est sur la fin que le public s'est réveillé avec GLC, C&A ou Last Years Youth.

La sono était plutôt bonne par rapport aux autres concerts du Floride. Une soirée bien sympa.

Photos : Menace - Radiation

Edit : Menace et Radiation n'ont jamais joué ensemble à Boquého. C'était en 2004 pour Menace et en 2005 pour Radiation.

Goldblade + Paranoïd Visions au Sugar Club à Dublin le 11/12/2009

Tous les concerts en Irlande commencent en retard habituellement, mais cette fois non. Je suis parti de Cork et fais 3h30 de bus juste pour voir la fin de Paranoid Visions et Goldblade.
J'ai donc loupé des groupes (je ne sais pas vraiment lesquels) et Blood Or Whiskey. Damn ! (oui j'utilise des mots anglais pour faire ressortir le côté irlandais du concert).
La salle c'était, comment dire en me faisant bien comprendre... ah oui, de la merde. Elle ressemble à un petit cinéma. La fosse était réduite à son strict minimum.

Comme pour la dernière Paranoid Visions à plu aux Dublinois (je ne sais pas si ça se dit, mais j'en prends le droit), qui sont tout excités avec ce groupe. C'est toujours bien cool en tout cas.
Pour finir la soirée (eh oui ça aura été court), il y donc Goldblade. Je les ai déjà vus plusieurs fois, ça envoie du bon son comme toujours. En revanche pendant "Power of rock'n'roll" quand ils viennent voir le public ça saoul un peu, ils le font à chaque fois et ça dure de plus en plus longtemps. Le chanteur torse nu à excité les Irlandaises (en même temps c'est dans leurs gênes d'être comme ça).

Même si je n’en donne pas l'impression, c'était quand même bien sympa de faire un petit concert à Dublin. Sur Cork ça ne bouge pas vraiment au niveau du punk, et ça m'a permis de revoir des potes français.

Paranoid Visions + Skeleton Crew + Liz Is Evil + A-Political au Fibber Magees à Dublin le 24/10/2009

J'écris cette chronique deux semaines après que le concert ait eu lieu. Je vais donc être très bref.

Petit concert au Fibber Magees, lieu où était passé Angelic Upstart lors de ma première semaine en Irlande. En attendant le début des concerts, je fais un billard contre un Irlandais : je perds par deux fois. Je ressens cette défaite contre un Irlandais comme une humiliation (je meuble avec des trucs sans intérêt).

Les psychos de Skeleton Crew viennent de Dublin. Ils n'ont donc pas eu trop de chemin à faire pour venir dans le quartier des Chinois de Chine. Leur musique ressemble à Gutter Demons, mais ma culture en psycho étant limitée, cette comparaison n'est sans doute pas à prendre en considération. C'était donc plutôt sympa.

(En fait la partie de billard s'est déroulée après les Skeleton Crew. C'est aussi à ce moment que je discute à une punk française qui est en Irlande depuis 1977. Maintenant quand elle parle, elle a un accent Québecois. Marrant, mais ça veut dire qu'il ne faut pas trop que je m'attarde en Irlande pour ne pas parler comme un bucheron).

Liz Is Evil c'était assez chiant. C'est du punk ramonesque sans l'énergie de ce groupe culte. Eux aussi sont de Dublin, en espérant qu'ils ne franchissent pas trop les portes de la ville pour s'exporter.

Il y a un groupe au nom évocateur que je n'ais pas vu : A-Political, le A symbolisant l'arnachie plutôt que le rejet de la politique en regardant bien le logo du groupe. Peut-être que je me plante, mais si c'est vraiment le cas, ce n’est pas mal trouvé. Je ne les ai pas vu, j'étais resté dehors. Tout ce que je peux dire c'est qu'ils viennent de la charmante ville de Belfast.

Le dernier groupe est Pranoid Visions, du punk de Dublin qui joue presque tous les week-ends. Le chanteur, un vieux punk, était complètement fait. Leur musique à un côté crasseux et sombre. Deux nanas faisaient les choeurs. C'était bien et le public appréciait bien la musique.

En partant, à l'entrée du pub un mec gisait sur le sol, une voiture de police était arrêtée. Une bagarre avait éclaté. Bilan j'en sais rien. Rien comme ce à quoi sert cette review.

Photos de Skeleton Crew

The Partisans + Oi Polloi + The Freeboters + The Ructions + Ghundi au Thatch à Tullamore (Irlande) le 19/09/2009

The Partisans + Oi Polloi + The Freeboters + The Ructions + Ghundi au Thatch à Tullamore (Irlande)Ayant loupé le train dans lequel je devais accompagner d'autres personnes au concert, j'ai pris seul le suivant. Le problème, c'est qu'arrivé à Tullamore, le voyage n'était pas fini puisqu'il faut encore faire dix kilomètres et à pied, ce qui n'est pas évident. Heureusement que j'aperçois un t-shirt Stage Bottles qui sort du train en même temps que moi. J'arrive à me faire comprendre et il peut m'y emmener ouf. Ce garçon si j'ai bien compris a joué pendant un petit moment avec Running Riot. Arrivé là-bas je retrouve du monde qui je connais.

Le lieu du concert se situe en pleine campagne. Il y a un champ pour camper où se mêlent tentes et bouses de vache. Sympa ! Le public est très mélangé, on ne voit pas ça souvent en France ou alors ça se passe pas bien (rappelé vous Barracé) pas ça en France : un mélange d'anarchos punk et de skins apolitiques tout ça dans une ambiance plutôt conviviale encore une fois.
Pour les groupes, il y a de tout. Je ne vais pas m'attarder sur les crust braillards, ce n'est pas pour ça que je suis venu voir.

Cette fois, je peux voir en entier The Ructions. Ils viennent de Dublin et font de la oi! relativement basique, mais c'est plutôt sympa puisque c'est assez pêchu, entre Condemned 84 et Razorblade. C'est étonnant que j'accroche dessus puisque ce n'est pas vraiment la oi! que je préfère.

Un autre groupe que j'ai découvert là-bas c'est The Freeboters; C'est du punk ska à la Citizen Fish avec parfois un saxophone. Certains titres sont un peu pouet-pouet, mais d'autres sonnent carrément oi!. C'est vraiment pas mal. En plus, c'est le chanteur de ce groupe qui m'a amené de la gare au lieu du concert, donc je ne vais pas dire de mal.

Ce que fait Oi Polloi maintenant ce n’est vraiment pas terrible du tout, comme la fois où je les ai vus à Rennes.

The Partisans c'était bien, gros son, mais ça manquait un peu d'imprévu, c'était comme si on passait un album studio très fort.

Après avoir "discuté" avec un irlandais à propos de Guiscrif (commune bretonne) qui était très fatigué, j'ai assisté au set de Ghundi. Un groupe de punk/hardcore de Galway fortement influencé par des groupes comme Guttermouth. C'était plutôt cool.

Mon camarade français n'ayant pas pensé à prendre sa tente, on a réussi à s'introduire dans une voiture des membres de The Freeboters pour dormir. Je les remercie mille fois !

Angelic Upstart + Primitevo + The Ructions au Fibber Magees à Dublin le 18/09/2009

Pour ce premier concert à Dublin, on est rentré par la petite porte en effet. Sur le chemin nous dirigeant vers la salle de concert, on rencontre un Irlandais qui se dirige lui aussi au même endroit que nous. Arrivé devant la salle, il nous dit de continuer. Lui faisant confiance, on le suit. On se retrouve alors à faire le tour du pâté de maisons et on rentre dans un autre bar qui n'a rien avoir avec celui du concert. On s'oriente vers les toilettes et miracle après avoir ouvert quelques portes supplémentaires, on arrive dans une cour. Elle relie plusieurs bars, dont celui qui nous intéresse. Le but de cette fastidieuse marche était de rentrer gratuitement. Mais en vain puisqu'il y avait une personne chargée de veiller à ce que chacun ait bien son tampon.

On parvient devant la scène juste au dernier titre de The Ructions, un groupe de oi! irlandais, qui était une reprise de Blitz. Je ne peux pas vraiment en dire plus sur ce groupe pour l'instant.
Le prochain groupe, Primitevo, fait du punk rock un peu garage. Ça me faisait penser à un groupe, mais je ne me rappelle pas duquel. Le batteur jour également dans Klingonz. Ce n’était pas trop mal.

Ce concert était en l'honneur des trente ans de la sortie du premier album d'Angelic Upstart "Teenage Warning". Ce groupe a rapidement affiché ses couleurs politiques, chose assez rare à l'époque. Je suis bien content de pouvoir les voir à Dublin. En France, on doit amener son pedigree pour pouvoir être tranquille avec les associations qui font jouer de tels groupes. À Dublin les apolitiques et antifas se mélangent sans aucun problème. En même temps, la scène irlandaise me semble plus réduite encore qu'en France et il semble y avoir peu de skins nazis.
Pour en revenir au concert, c'était excellent. Le line-up était le suivant : Mensi, Gaz Stoker, Dickie Hammond, Neil Newton, Brett Mulvanny. Je n'avais jamais vraiment prêté attention à la discographie d'Angelic Upstart auparavant. Pourtant, je ne connaissais pas mal de morceaux au final : Teenage Warning, Police Opression, The Murder Of Liddle Towers, Last Night Another Soldier, Kids on the Streets et surtout la magnifique Solidarity. Le concert était bien cool l'ambiance était décontractée. Je mettrai un bémol sur deux points. D'abord un photographe un peu envahissant qui n'arrêtait pas d'éblouir le public avec son flash. Ensuite, les barrières devant la scène qui n'étaient pas attachées et qui devenaient dangereuses dans les envolées hymniesques du groupe.

Un bonne soirée.

Bold + Bring It Down + The Rabble + Anchors Aweigh à Cassiopeia Berlin le 16/08/2009

Bold + Bring It Down + The Rabble + Anchors Aweigh à Cassiopeia Berlin le 16/08/2009Après le Endless Summer Festtival, nous revenons à la Cassiopeia pour un nouveau concert. Dans la projection en plein air qui s'effectue à côté, il diffuse bienvenue chez les ch'tis et ça n'a pas l'air de faire marré les Teutons.

C'est Anchors Aweigh qui joue devant pas grand monde. Ils viennent de Floride et font du hardcore tantôt à la Comeback Kids, tantôt plus bourrin à la Terror. C'est plutôt bien ce qu'ils font.

Ensuite, c'est The Rabble, les Anti-Flag Néo Zélandais. J'ai moyennement accroché à leur prestation la veille au Endless. Mais ici, ça sonnait moins mélo et plus énergique. Le cadre et l'heure y sont pour beaucoup. Par contre, il n'y a toujours pas grand monde, seul le chanteur de Frontkick se bougeait devant.

Sur Bring It Down, ça va bouger plus. Une petite troupe d'une dizaine de coreux va mettre l'ambiance. Bring It Down est un cover-band de Judge, donc ça dépotait pas mal. L'apothéose surviendra à la fin, lors de la reprise de Blitz, Warriors ; là ça s'est vraiment mis à bouger.

Bold est considéré comme une référence. Formés en 1989, ils se sont reformés depuis peu. J'ai trouvé ça nul. Le chanteur n'a aucune présence, rien avoir avec le guitariste qui était le chanteur de Bring It Down ; les morceaux sont assez mous. Bref une belle déception.

Sur les 8 groupes punk/hardcore vus à Berlin pendant ces trois concerts, il y a vraiment eu de l'ambiance que sur deux d'entre eux. Le mois d'août n'est pas une période propice aux concerts, comme en France.

Site Web Cassiopeia

Endless Summer Festival #12 à Torgau les 14 et 15/08/2009

Endless Summer Festival #12 à Torgau les 14 et 15/08/2009À la gare de Torgau, il n'y avait aucune indication sur la direction du festival. Heureusement qu'on a trouvé un bus qui partait à ce moment-là et qui nous a rapprochés. Il a fallu pourtant marcher beaucoup pour arriver sur le lieu. Arrivé au parking, on retrouve des collègues finistériens venus en fourgon après s'être fait confisquer leur alcool à la frontière. Il y a avait également une voiture nantaise aussi avec un rescapé normand.

L'entrée de l'enceinte du festival se fait via la seconde scène abritée par un chapiteau. En en sortant, on est encerclé par les différents stands de nourritures/fringues/disques.

Comme souvent dans ce genre de festival les premiers groupes doivent mettre l'ambiance dès le début de l'après-midi.

Mouthgard : Un groupe venu d'Australie qui ne m'a pas convaincu. Oi! trop basique, ça sentait le réchauffé.

Trash Talk : Je les avais vus à Berlin plus tôt dans la semaine. C'était assez énergique. Cette fois comme la musique est nulle et qu'il n'y avait pas grand monde C'était une catastrophe, surtout quand le chanteur décide de se mêler au public en braillant dans le micro, en se roulant par terre ou en s'excitant sur les barrières de réparations. Ridicule, mais amusant.

Something Inside : Un groupe de old school Allemand qui aurait été plus sympa à voir avec plus de coreux dans le public (comme quoi ils servent à quelques choses finalement).

Berliner Weisser : La carricature type de la oi! Allemande : chant allemand ultra viril avec des choeurs de boeufs. En même temps, je trouve ça cool ce genre de son.

Bold / Bring It On : Ces deux groupes jouaient ensemble, puisque ce sont les mêmes membres. J'ai juste vu rapidement Bold le temps de prendre quelques photos. Ce n'était pas bien excitant pour un groupe à priori attendu. Bring It On est un cover band de Judge, mais je ne suis pas resté regarder, ils rejoueront deux jours plus tard à Berlin.

Born From Pain : Leur hardcore est toujours plat, la double pédale toujours trop présente.

SS Kaliert : Pas vu, mais de loin ça ne me disait rien.

Mad Sin : Comme d'habitude excellent, on était sur leur terre en plus. Pourtant, ça ne vaut pas la prestation du Mondo Bizarro en octobre 2005.

Notre normand a décidé à ce moment-là de se faire une statue-mannequin qui tendait le bras (faut faire attention en Allemagne parce qu'on ne rigole pas avec ça, certains l'on apprit à leur dépend à l'entrée du festival), mais le proprio est venu, pas vraiment content. Ils sont cons ces Français.

The Adicts : excellent comme toujours. Ils sont en ce moment en tournée pour la sortie de leur nouvel album qu'ils nous ont présenté. Ça a l'air pas mal du tout. Pour les déguisements le chanteur a ajouté un masque d'Elvis dans sa panoplie. Great !

Sick of it All : Magistal comme d'habitude, touts leurs meilleurs titres y passent. Sans surprises la meilleure prestation du festival. Tout y était dynamisme, tubes, circle pit et Wall of death.

Après que les trois grosses têtes d'affiche aient fini d'enchainer sur la grande scène, d'autre groupe continu sur la plus petite.

The Aggrolites : la transition ska/hardcore est radicale. Aggrolites ont quand même bien assuré, ce n'est pas n'importe quel groupe.

Lousy : de la oi! Allemande virile que j'aime bien en album. Malheureusement, j'ai voulu faire une pose avant le groupe suivant que je voulais voir absolument. Je n'en ai donc pas vu grand-chose.

East side boys : street punk allemand, chant allemand, mais ce n'est pas trop bourrin. C'est excellent, j'adore. Je regrette seulement le côté trop propre. Le public suivait bien les paroles.
Je n'assisterais pas à Superyob, il se faisait tard.


Après une nuit finalement assez pleine, ce qui n'est pas évidant en camping de festival, la chaleur est presque insupportable dès le matin. On ne va pas se plaindre que le soleil soit de la partie, en cas d'intempéries ça aurait été une catastrophe.

Dès 14 heures, j'assiste aux premiers concerts :

Frigate : Une sorte de Deadline venu de Boston

The Rabble : ça m'a semblé bien mélodique. J'ai largement préféré leur prestation qu'ils feront le lendemain à Berlin.

True Colors : excellent comme d'hab.

Reagan Youth : vieux groupe de punk-hardcore venant de New York, pas mal déjanté. Les mecs ont l'air complètement dingues. C'est plutôt cool, mais assez inégal.

The Red Chord : une voix gutturale, une musique métal lourde, une abomination sans nom.

Pause : je loupe FSA et OHL

Backfire ! : je reviens pour les Hollandais qui jouent leur avant-dernier concert avant de splitter. Grosse ambiance et sur leur tube « Still dedicated », c'est la grosse folie, tout le monde veut le micro. Excellent !

Krawallbrueder : excellente oi! Allemande virile, ils joueront leurs tubes.

Bad Compagny Project : il s'agit du nouveau groupe du chanteur d’Oxymoron. Les titres ne sont pas aussi bons, mais c'est sympa. Quand ils reprennent les titres d’Oxymoron, tout le public les reprend en choeur. Cool.

Wall of Jericho : toujours aussi merdique en concert

Cockney Rejects : les morceaux sont toujours accélérés par rapport aux originaux. Le chanteur se croyait encore sur un ring de boxe.

Slapshot : gros deception. Prestation assez monotone. C'est dommage.

Pour oublier la déception, nous dansons Saga Africa. Ils sont cons ces Français !

Blitzkid : de l’horror punk nian nian avec un look à la Misfit.

Il restera encore The Other, Nim Vind et Real McHenzies, mais je ne les verrais pas.

Un festival qui réunit près de 5000 punks et skins ce n'est pas en France que l'on verra ça. Je trouve juste regrettable de faire payer l'eau. En revanche, la nourriture était à prix abordable et correct.
Le dimanche matin, tout le camping était submergé par les détritus. L'organisation n'a pas eu l'idée de mettre des poubelles un peu partout. Il y a des choses à revoir côté hygiène.

Dans l'ensemble, ce fut deux très bons jours. Je reviendrais peut-être l'an prochain, deux noms sont déjà avancés : Cock Sparrer et Perkele.

Site Web Endeless Summer

Desorden Público au Lido à Berlin le 13/08/2009

Desorden Público au Lido à Berlin le 13/08/2009Le ska en Allemagne n'attire pas le même public qu'en France. Ce soir-là jouait Desorden Público, « les pionniers du ska vénézuélien ».

En entrant, je croyais que ça avait déjà commencé. C'était en fait la musique d'ambiance qui était aussi forte que si un groupe jouait ; j'avais oublié qu'on était en Allemagne. Le public était composé d'individus « normaux » venus faire la fête, avec une forte proportion de filles et pas de babos comme on en voit trop dans ce genre de concert en France. Il y avait juste un skin et sa skingirl qui semblait s'ennuyer ferme puisqu'ils n'ont pas l'air d'avoir beaucoup regardé le groupe. En même temps, il faut admettre que ce n'était pas terrible. Ça a pourtant bien démarré puisque les premiers morceaux étaient basés sur des rythmes latinos. C'était original, malheureusement ça s'est vite transformé en ska « pouet pouet c'est la fête ». Au niveau de l'ambiance c'était sautillant, pas de pogos (je pense que c'est une spécificité bien franchouillarde), pas non plus de skank.
Le groupe nous a tout de même joué un medley Two Tone : Bad Manners, The Specials, Madness, The Selecters.

Ça nous a permis de voir l'ambiance d'un concert de ska à Berlin et de découvrir une salle qui fait tournée pas mal de groupes avec une taille comparable au Jardin Moderne de Rennes.

Site Web Lido

Trash Talk + Said & Done + Broken Few à Cassiopeia Berlin le 11/08/2009

Trash Talk + Said & Done + Broken Few à Cassiopeia Berlin le 11/08/2009Un soir à Berlin, alors que nous sillonnions le quartier de Friedrichshain nous découvrons une zone désaffectée qui au départ nous semblait être un squat tant l'extérieur, avec ces innombrables tags semblaient à l'abandon. Pourtant, c'est un lieu tout a fait officiel puisque dans ces lieux il y a un dojo, un bar, une boite de nuit, un skatepark, un mur d'escalade, un cinéma en plein air et une salle de concert/discothèque la Cassiopeia. Quelques jours plus tard, nous y sommes retournés pour assister à la venue de Said & Done. Le concert se situe au rez-de-chaussée, mais l'entrée se fait via un escalier extérieur nous amenant à l'étage. Ici se trouve le bar, les distros et des canapés. Les toilettes sont complètement recouvertes de tags, il ne reste plus une place pour écrire quelque chose.


Broken Few a débuté en premier. C'est un groupe de punk-hardcore mélodique sans intérêt.

Le second groupe était Said & Done, qui était passé en juillet 2008 au Mondo Bizarro et avait fait un set très court. Ils viennent des Pays-Bas et jouent toujours dans du punk-hardcore à la Cro-mags, dont ils reprennent encore Hard Times. Ce coup-ci leur set était plus long. Par contre, le public allemand était coincé. Ceux qui bougeaient le plus étaient deux Français : mon camarade de voyage et un collègue nantais de passage à Berlin. C'était assez décevant de voir l'ambiance. Je m'attendais à avoir plus d'animation à un concert ici.



La tête d'affiche était les Californiens de Trash Talk. C'est du trash métal tout pourri (qu'on ne vienne pas me parler de hardcore). Par contre, le chanteur est fou et a contaminé le public. C'était un gros bordel comme j'en ai rarement vu. C'était violent, mais dans une ambiance saine. Ça fait plaisir de voir ça, malgré le son dégueulasse que le groupe proposait.

Site Web Cassiopeia

The New Disasters + The Smaltown Rockets au Wild At Heart à Berlin le 08/09/2009

The New Disasters + The Smaltown Rockets au Wild At Heart à Berlin le 08/09/2009Avant d'arrivé à ce concert, nous sommes passés devant le SO36, un club assez réputé en Allemagne où ont lieu des concerts punk et hardcore, mais aussi boîte de nuit. Ce soir-là c'était un mini-festival de Beatdown. Les gaziers à l'entrée ont des têtes de tueurs. Nous préférons aller ailleurs, cette musique n'étant pas vraiment notre tasse de thé (moi et le métal ce n'est pas le grand amour, surtout l'attitude des beatdowners).

Nous nous sommes alors dirigé sans savoir ce qu'il y avait vers le Wild At Heart un café-concert punk un peu comme le Mondo Bizarro de Rennes. La taille est similaire et l'on retrouve le côté rock'n'roll du bar rennais notamment les flamings sur les murs ainsi que les néons rougeâtres de la scène (pour faire des photos, c'est horrible). Ce soir-là, il y avait un concert. Nous sommes arrivés assez tardivement, mais ce n'était pas commencé. Prévues à 22 heures, les premières notes ont finalement résonné à 23 heures avec The Smaltowns Rockets.
C'est un groupe de Berlin qui était en tournée à ce moment-là. C'est un mélange de punk et de power pop assez bien foutu comparable aux groupes de strie-punk suédois. Dommage qu'il y avait peu de monde se voir là pour mettre l'ambiance, comme quoi tous les concerts ne sont pas toujours remplis en Allemagne, même à Berlin.
   
Le second groupe était The New Disasters, des Texans. Le style était un peu similaire à The Smaltown Rockets en moins rapide et plus technique. J'ai trouvé ça un peu mou ce soir-là.
Ce premier concert à Berlin m'aura permis de découvrir un très bon groupe. En revanche, pour ce qui est de l'ambiance j'attends de voir ce que ça peut donner avec plus de monde.

Site Web Wild At Heart

The Adolescents + Burning Heads + Justin(e) + Trouble Every Day au Ferrailleur à Nantes le 01/08/2009

The Adolescents + Burning Heads + Justin(e) + Trouble Every Day au Ferrailleur à Nantes le 01/08/2009Une grosse affiche ce soir-là très "Côte-Ouest" (en français ça sonne moins bien, ça fait plutôt penser à une série télé), avec deux groupes assez populaires.

Le premier groupe était Trouble Every Day, nom provenant j'imagine du film éponyme où une femme est en proie à des pulsions sexuelles et cannibales.
Point rassurant, les membres du groupe n'ont pas l'air d'avoir les mêmes symptômes. Trouble Every Day tourne depuis un petit moment maintenant, même si la fréquence de leurs apparitions scénique semble assez irrégulière. Le chanteur officie également en tant que bassiste dans Santa Cruz et a été le premier bassiste de The Headliners. C'est plutôt pas mal, ça me fait penser au groupe finlandais Wasted, surtout pour la voix, avec le côté street-punk en moins.

Justine joue plutôt dans un style punk rock mélo bien franchouillard. Pour donner une idée, ils reprennent PKRK, Golpe de Estado et, pour le fun, Santa Cruz, leurs potes nantais. Ce n'est pas la musique que j'écoute, mais ça m'a rappelé les premiers groupes de punks que j'ai entendus. C'était au siècle dernier. Comme pour Trouble Every Day leurs potes sont montés sur scène sur un morceau bien sympa.

Je n'aime pas Burning Heads, je trouve ça trop mou du cul, sauf le dernier titre qui ne semblait pas trop mal de loin.

En revanche, The Adolescents c'est la grosse claque dans la gueule. J'étais un peu perplexe en voyant, le seul vrai membre adolescent, un des guitaristes tout maigrichon, faisant figure d'ovni à côté des autres, tous vétérans et assez costaud.
Dès les premiers titres, la purée est envoyée avec "No way". Le ferrailleur qui affichait complet bougeait dans tous les sens. Quant au jeune guitariste, il a assuré grave : il jouait bien et était complètement relâché contrastant avec l'apparente timidité qu'il montrait lorsqu'il est monté sur scène.
Ça slamait dans tous les sens et le chanteur n'a pas hésité à se jeter au beau milieu de la fosse plusieurs fois lui aussi (heureusement qu'il y allait doucement, parce que pour le rattraper ça n'aurait pas été évident). Il s'est amusé également à pousser le jeune guitariste et le bassiste. Une bonne partie des titres étaient repris en choeur. Entre autres il y a eu :  Creatures, American lockdown, OC confidential,  Amoeba...

Un show époustouflant, une bonne soirée.

http://burningheads.propagande.org/
http://www.justinepunkrock.com/

Photos de Trouble Every Day, Justine et Burning Heads

Au Pont du Rock #19 à Malestroit le 24/07/2009

Au Pont du Rock #19 à Malestroit le 24/07/2009Au pont du Rock est le festival le plus vieux de Bretagne. Il existe depuis 20 et cette année c'est sa 19e édition (en 2003, été caniculaire, le festival a été annulé à cause des intempéries). Y ont déjà joué Les Vampas, les Shérifs, Goran Bregovic, The Stranglers pour ne citer qu'eux. Au fil du temps, les affiches se sont composées d'artistes assez populaires auprès du public. Cette année, le vendredi était orienté punk rock, donc destiné à un public pointu, renouant avec les premières affiches du festival.

Initialement prévu ce vendredi, Assassin à dû annulé. Les organisateurs ont trouvé au pied levé Beat Assaillant, groupe de Hip Hop Jazz aux influences multiples : funk, soul, rock. Le groupe est composé de sept membres, dont une section cuivre. Difficile d'en avoir un avis pragmatique puisque je ne les ai pas vus très longtemps. Toujours est-il que ça envoyait du bon son et je retiendrais en particulier le titre final "Crash the party". Les quinze minutes de concert m'oni donné une impression positive de Beat Assaillant.

Le festival de Malestroit comporte deux scènes, Ultra Vomit enchaine donc juste après. Le son y est moins bon c'est bien dommage, ce sera la même chose pour Buzzcocks. Les trois premiers titres sont les trois premiers de leur second album "Objectif: Thunes", les meilleurs ; la parodie de Mothorhead et le titre de hardcore métal font mouche. C'est un groupe amusant à voir, mais sur la durée c'est un peu gonflant, tout particulièrement les titres de grind core.

The Toys Dolls est un des groupes punk les plus fun. Avec trente ans d'existence, ils ont une discographie étoffée. Il y avait donc pas mal de titres que je ne connaissais pas au final et c'était assez frustrant. Mais ça a été un bonheur d'écouter "Alec's gone", "Idle gossip", "Cloughy is a bootboy !", "Dig that groove baby".
Ils avaient des bouteilles de champagne géantes d'où jaillissaient des confettis du gros n'impute quoi à la Toys Dolls. C'était bien sympa, même si j'aurais préféré les voir dans un autre cadre qu'un festival, parce que le public est assez casse-couille.

À mon grand étonnement Buzzcock jour sur la petite scène. Ça ne vaut pas Toys Dolls, c'est même un peu mou. Le son ne les a pas vraiment aidés (il y a des spectateurs qui sont venus huer l'ingé-son). Je ne connais pas très bien la discographie des manchuniens, un des pionniers du mouvement punk. Ils ont joué les morceaux que je voulais : "Breakdown", "Orgasm Addict", "What Do I Get", "Ever Fallen In Love?".

Pour conclure, il y avait les Tagada Jones. Je les ai entendus de loin, ça avait l'air mauvais. Ils devaient être par la suite accompagnés par des membres de groupes présents sur le label Enragés Production (celui des Tagada) : Parabellum, Lofofora... mais je n'ai pas pris la peine de regarder jusqu'au bout.
Ce petit festoche est bien sympa avec une programmation que l'on ne retrouve dans aucun autre.

Photos Ouest-France

Quartiers d'été 2009 au Parc des Gayeules à Rennes les 15 et 16/07/2009

Quartiers d'été 2009 au Parc des Gayeules à Rennes les 15 et 16/07/2009Le festival quartier d'été de Rennes existe depuis 16 ans. Il est organisé par le Centre régional information jeunesse de Bretagne et la Ville de Rennes. Elle a lieu dans le plus grand parc de Rennes : Les Gayeules. Gratuit, ce festival à la particularité de ne pas servir d'alcool, car il est destiné avant tout aux jeunes.
La journée de mercredi est exclusivement Hip-Hop/Rap où il y a eu environ 7 000 personnes. J'y suis allé sans trop me sentir concerné par la programmation. J'ai assisté au battle de danse hip-hop toujours assez impressionnant à voir. Pour l'anecdote, c'est la troupe rennaise qui a eu le plus de succès auprès du public. Les Rennais sont sans doute un peu chauvins...
Je ne comptais pas rester bien longtemps sur les lieux. Mais je voulais découvrir ce qu'était Médine, un rapeur dont j'ai souvent entendu parler. Dès l'intro il me laisse une impression favorable : deux extraits de bande originale de films réalisés par le dieu du cinéma Stanley Kubrick : 2001 l'Odyssée de l'espace et Orange mécanique.
Médine c'est du rap engagé, bien loin du cliché du poseur/gangster qui se fait du blé en crachant ça haine du système. Il a des propos haineux et provocateurs, mais il les distille avec intelligence. Quand ses propos sont susceptibles d'être mal interprétés par son public ou par ses détracteurs, il n'hésite pas à les expliquer et je trouve cette démarche honnête, vis-à-vis de lui-même et des idées qu'il défend. J'apprécie dans le rap des textes intelligents et sincères et non des paroles de mégalos qui se prennent pour des gangsters qu'ils ne sont plus depuis longtemps.
Médine était accompagné des Bouchées doubles, un duo de rapeurs présent sur son label Din records. Une bonne découverte.
En revanche, j'ai failli vomir aux premières notes de Sefyu. Ma rapophobie n'a pas encore disparu, me voilà rassuré.

La programmation de la seconde journée n'avait rien à voir. Je n'ai vu que Blackfire, le groupe qui m'intéressait le plus. La famille amérindienne était déjà venue jouer à Rennes l'an passé dans le cadre du festival les Tombées de la nuit. Le show de cette année en était très proche, c'était donc plutôt bon. Je trouve juste dommage que le groupe n'insiste pas plus sur le chant traditionnel indien. À part quelques chants ajoutés ici et là sur certains morceaux, ils n'ont pas un son qui leur est propre alors qu'il n'est pas commun de voir des Indiens jouer du punk. Ceci dit, ça quand même bien sympa à voir.
Blackfire était accompagné d'un groupe de reggae, City Kay (le peu que j'ai entendu était chiant), et un autre de musique africaine, Hasna El Becharia (qui aurait pu être sympa, mais que je n'ai pas vu).
La soirée s'est clôturé par une projection sur écran géant gonflable de Princesse Mononoke d'Hayao Miyazaki, un animé fantastique où une forêt se dépeuple à cause de l'homme. Comme souvent avec le père Miyazaki il est question de magie, de poésie et d'écologie...

Mes photos de Blackfire.

Photos de Tangi.

The Headliners + Westport Firm + Mr Bonz au Mondo Bizarro à Rennes le 04/07/2009

The Headliners + Westport Firm + Mr Bonz au Mondo Bizarro à Rennes le 04/07/2009Comme à l'accoutumée les Rudes ont dû annuler, le jour même, pour cause de guitariste introuvable.
Heureusement que Mr Bonz a pu les remplacer au pied levé. Malgré le nombre de fois où il a joué à Rennes, j'ai eu l'occasion de le voir une seule fois et ça m'avait bien plus. Il est toujours accoutré d'une tenue old-school de catcheur avec masque et cape. Moins de reprises cette fois-ci (ou sans doute les ai-je loupées ?), mais des compos rockabilly/surf bien sympa. Le seul bémol était l'ambiance. Il est difficile de se démener lorsque l'on fait de la batterie, de la guitare et le chant, mais quand il n'y a pas beaucoup de monde ça l'est d'autant plus.
Les Westport Firm ne font pas l'ouverture de la soirée alors qu'ils ne sont qu'à leur second concert. Merci qui ? Merci les Rudes... Les impressions laissées lors de leur premier show se confirment. Leur prestation a gagné en maturité. Je les ais sentis plus à l'aise et ça s'est ressenti dans leur musique. Une seule reprise et non des moindres puisqu'ils se sont attaqué à un monument de la oi! Bretonne : On the Rampage avec en guest le chanteur !
Les filles de Jitterbugs vont par la suite jouer quelques morceaux, mais ça ne dure pas très longtemps.
The Headliners est chargé de clôturer la soirée. Que dire de plus sur ce groupe que je n'ai pas encore dit ? Ce fut certainement leur meilleur show. C'est carré comme d'habitude, les anciens morceaux, comme les nouveaux (bien que rien ne soit encore sorti), sont excellents. La moitié du Mondo Bizarro, qui s'était rempli pendant Westport Firm, reprenait les tubes en choeur (les photos peuvent en témoigner).

Une soirée bien sympa comme c'est souvent le cas pour les concerts de la Primator Crew. On retrouve souvent les mêmes têtes, mais au moins l'ambiance est conviviale, puisqu'il n'y a pas de parasites qui viennent se greffer à la soirée.

Photos sur le site de la Primator Crew

Social Distortion + The Durango Riot au Bataclan à Paris le 08/06/2009

Social Distortion + The Durango Riot au Bataclan à Paris le 08/06/2009Paris c'est un autre monde. Un verre de coca coûte 3,90 €, c'est-à-dire 33 % plus cher que partout ailleurs. J'ai peut-être mal choisi le bar. Au même endroit, il y a trois tarifs différents : si l'on reste au comptoir, si l'on va s'assoir près d'une table ou si l'on va en terrasse. Et ça fonctionne de la même façon dans un simple PMU ! C'est assez affligeant d'assister à de telles pratiques...
Enfin bref, il y avait un concert exceptionnel et heureusement que Paris est là sinon beaucoup de groupes ne s'arrêteraient pas en France.
Ce concert avait lieu au Bataclan, un lieu assez mythique qui existe depuis 145 ans ! 1 500 personnes peuvent assister à un concert et ce soir-là c'était bien rempli.
Le public était un mix équilibré entre vieux rockeurs gominés et tatoués et des lycéens.
Après le prix des consommations dans les bars parisiens, la seconde déception de la soirée a été l'annulation de The Bones. Leur remorque se serait renversée sur la route. C'est dommage parce que leur street-punk à la Voice of Generation ou Rancid est plutôt sympa.
Avec un groupe en moins non remplacé, l'adition commence à être salée pour le porte-monnaie surtout qu'il faut débourser deux euros pour le vestiaire... Le merchandising de Social Distortion en rajoute une couche : des t-shirts à 30 euros, des sweat-shirts à 60. Je me suis offert un vrai concert de bourgeois !
En revanche, la salle est assez agréable, les balcons tout autour donnent un certain cachet.
Le premier groupe est à vomir : de la pop garage de Suède. À ce moment-là, beaucoup de questions m'envahissent l'esprit : est-ce que la prestation de Social D sera bonne ? Qu'est ce que je fais là ? La vie vaut-elle la peine d'être vécue ?
Tant de questions qui ont eu une réponse brève et immédiate. Après une intro, Social Distortion s'installe sur scène. Mike Ness arrive en dernier bien entendu. Le look du père Ness à bien changé, il fait moins junkie depuis qu'il ne se maquille plus. On dirait un papy de rock'n'roll. Le show démarre avec "The Creeps" et l'ambiance est montée d'un cran. Dans le public il n'y a pas de relous qui font n'importe quoi. Les principaux titres ont été joués : "Sick Boys", "Bad Luck", "Story Of My Life", "Mommy’s Little Monster", "Ball And Chain". Un piano accompagne de fort belles manières certaines chansons dont "Prison Bound" qui est sublimée. Quelques nouveaux titres nous ont été proposés comme "Still alive" de bon augure pour les prochaines productions du groupe. La première partie du set était plus dynamique, l'ambiance est un peu tombée par la suite. Après deux rappels, il faut se résoudre à quitter la salle sur un constat : excellent, mais trop court, avec une réponse positive à toutes les questions que je me posais au départ.
Une petite anecdote marrante : dans le public il y avait une petite grosse qui faisait de l’air-batterie, elle a soulevé son copain et elle a foncé dans tout le public. Pendant ce temps, celui-ci lui léchait le haut du dos plein de sueurs... C'est ainsi que je conclurais.


Photos et vidéos :

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Les Cadavres + Brigitte Bop + Pogomarto au Jardin Moderne à Rennes le 29/05/2009

Les Cadavres + Brigitte Bop + Pogomarto au Jardin Moderne à Rennes le 29/05/2009Les Cadavres font parties de la première vague punk, mais leur succès s'est fait aux côtés de groupes comme les Bérurier Noir, durant la période dite alternative (qui n'était pas la meilleure musicalement parlant). Après s'être séparés en 1996, ils se reforment en 2009 à l'occasion de la réédition de leurs albums comme l'ont déjà fait Wunderbach ou Kidnap autrefois. Dans cette tournée, ils s'arrêteront à Rennes. En voici un résumé...

Le premier groupe était Pogomarto, il vient de Blois. Je ne l'ai pas vu. C'est du punk basique avec une boîte à rythmes. Je n'ai pas dû louper grand-chose.

Les Brigites Bop on suivit juste après. J'arrive pendant la reprise des Rats, "la fleur au canon", un bon titre. Le groupe à des influences punk 90's avec un son rock'n'roll. Je ne suis pas un grand fan. Ils ont conclu avec une reprise de The Clash.

Après avoir dû attendre pendant deux groupes, les Cadavres montent sur scène. Je ne pensais pas les voir un jour. C'est pour moi un des meilleurs groupes punk français : bonne musique, bons textes sombres. Les tubes y passent "No Pasran", "Media contrôl", "7h23", "Une piaule pour crever", "Nucleaire mon ami!", etc. Leurs chansons ont été jouées à l'identique, ça avait la pêche ; ils essayaient d'enchainer les titres le plus rapidement possible, quand ils ne se trompaient pas ou quand ils devaient s'accorder. Le public était composé en majorité d'adolescents et de "vieux" venant revoir un groupe de jeunesse. Comme les Brigitte Bop ils reprendront les Rats, par contre le titre ne me disait rien. Les Cadavres feront deux rappels concluants sur... "la fin".

Je ne suis pas du tout déçu d'avoir été voir un des premiers groupes punk que j'ai écouté et que je trouve toujours excellent aujourd'hui.

Bitter End + True Colors + Lasting Values + Penalty au Ferrailleur à Nantes le 27/05/2009

Bitter End + True Colors + Lasting Values + Penalty au Ferrailleur à Nantes le 27/05/2009Je trouve dommage que certains fussent prêts à rater ce concert pour rester comme des beaufs mater le match sur TF1 et qu'il ait fallu mettre un écran pour qu'ils assistent au concert. Je ne critique pas les orgas (Trauma et Mental Damage) qui ont voulu s'assurer de rentrer dans leurs frais ce qui est logique. En revanche, les mecs (les kids, ça fait in) prêts à louper une telle affiche pour regarder un match de foot avec des millionnaires en short courant après un ballon sont des tocards. Malgré tout, c'est coolos que le Barça ait gagné.

Pour ce qui est du concert, Penalty a assuré. C'est vraiment excellent à tous points de vu. Pas mal de bonnes reprises, de bons titres persos. L'ambiance était plus chaleureuse qu'au concert de The Business, le public était plus réceptif. Ça tombait bien qu'il jouait ce soir, puisqu'ils ont quelques titres en référence au foot et leur intro de concert était pour l'occasion l'hymne de la ligue des Champions (dont la finale avait lieu se soir-là pour les non-footeux).

C'est le premier concert intégral de Lasting Value que je vois. C'est vraiment excellent comme d'hab dans un style de Champion / early Comeback Kids. Le Ep qui devrait bientôt sortir à des chances d'être très bon.

Les Belges de True Colors ont été monumentaux. Énergique, énervé, du hardcore dans ce genre j'en redemande. L'ambiance était au top, ça bougeait dans tous les sens ! Excellent !

Les réjouissances se terminent là puisque j'ai trouvé Bitter End à chier. En même temps jouer après True Colors et l'ambiance qu'il y avait, ce n'est pas évident. Il commençait aussi à se faire tard. Le concert avait démarré à la bourre. Les Texans de Bitter End font du hardcore beatdown (métal) assez navrant.

Un bon concert avec cependant une mauvaise conclusion.

Mes Photos

Les photos de Trasher 44 sont là : http://trasher44.canalblog.com/archives/2009/05/28/index.html

Le report de Rodolphe est ici : http://fluoglacial.free.fr/index.php?2009/05/28/478-if-you-don-t-shave-clean-you-re-not-in-the-scene

Bitter End + True Colors + Lasting Values + Penalty au Ferrailleur à Nantes le 27/05/2009

Spínací Špendlík au Sympatic Bar à Rennes le 21/05/2009

Ce concert gratuit au Sympatic a été l'occasion de faire une très bonne découverte : Spínací Špendlík, un groupe de punk venant de Most en République Tchèque.
En première partie jouait Bullshit Detector, un groupe de Rennes, jouant dans la veine des groupes punk Français des années 90 tels les Perfusés ou Zampano. Je ne les ai pas vus.
Spínací Špendlík commence à jouer devant personne, comme c'est souvent le cas pour les concerts de ce bar. C'est du street-punk chanté en tchèque (ressemblant au chant italien) alternant entre morceaux plus rentre dedans et des morceaux plus lents, sonnant oi!. Une chanson ressemblait à un titre de Toys Dolls, je ne peux pas dire si c'était une reprise ou le groupe a seulement reprit un passage. En revanche "What a wonderful world" version The Ramones n'était pas terrible, trop speedé et le chant tchèque ne collait pas avec la musique.
A la fin la petite salle était bien remplie. Une bonne découverte.
Juste après, rue Saint-Michel (plus connu sous le nom de rue de la soif), où se situe le bar, les chiens promenaient leur punk, des curés et des nonnes (qui effrayaient les gosses) effectuaient leur sortie annuelle et enfin, un peu plus loin, une petite bande de bobos-alternos-hippies-étudiants défilait masquée, torches enflammées en lançant quelques feux d'artifice. Ce qui était marrant c'était la présence parmi ce groupe de flics déguisés en hippie sans que personne ne s'en aperçoit.

Site Web Spínací Špendlík

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Sites Web du même auteur : Punk Online (Archives Punk Rock) - Primator Crew (Organisation de concerts)